Le procès de l’assassinat sur les Champs-Elysées du policier Xavier Jugelé s’ouvre ce lundi

Ce lundi, s’ouvre à la cour d'assises spéciale de Paris le procès de l’assassinat de Xavier Jugelé. Ce policier avait été tué en plein cœur des Champs-Elysées en avril 2017.

Une plaque honore aujourd'hui la mémoire de  Xavier Jugelé sur les Champs-Elysées
Une plaque honore aujourd'hui la mémoire de Xavier Jugelé sur les Champs-Elysées © STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

La cour d’assises spéciale de Paris est ce lundi le théâtre du procès de l’assassinat du policier Xavier Jugelé. Le 21 avril 2017, alors qu’il assurait la sécurité près du service culturel de l’ambassade de Turquie lors d’un rassemblement kurde, ce membre des forces de l’ordre avait été abattu de deux tirs de fusil d’assaut. L’assaillant, un franco-algérien de 39 ans nommé Karim Cheurfi avait ouvert le feu sur le véhicule des policiers avant d’être ensuite abattu par les collègues du policier. 

Les tirs du meurtrier avaient également blessé deux membres de la brigade de Xavier Jugelé et une touriste allemande. Ce périple meurtrier au cœur de l’avenue des Champs-Elysées avait été revendiqué par le groupe État Islamique peu après les faits. L’assaillant était connu pour sa haine envers les forces de l’ordre. Il avait été condamné en 2005, à 15 ans de réclusion criminelle pour "tentative d’assassinat sur personne dépositaire de l’autorité publique". Xavier Jugelé avait été fait Chevalier de la Légion d’honneur et capitaine de police à titre posthume.  

Quatre accusés soupçonnés d’avoir aidé le meurtrier

Ce lundi quatre personnes seront sur le banc des accusés. Elles sont soupçonnées d’avoir aidé Karim Cheurfi  à se procurer les armes pour commettre le meurtre. La qualification terroriste a été retenue pour un des quatre accusés. L’homme concerné, Nourredine Allam serait à l’origine de la vente de la kalachnikov avec laquelle Xavier Jugelé fut abattu. 

Ainsi, l’individu qui nie les faits et dénonce " un complot contre" lui est jugé pour  "association de malfaiteurs terroriste en vue de la préparation d’un crime". Tandis que les trois autres accusés comparaissent pour "détention d’armes et cession d’armes". Parmi les parties civiles, se trouveront les proches du policier ainsi que les blessés du 20 avril 2017.               

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