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New Morning, Bataclan, La Cigale... Quand Prince prolongeait ses concerts parisiens

Après le décès de Prince, jeudi, à son domicile de Minneapolis, les hommages se multiplient à travers la planète. L'artiste funk était un habitué des petites salles de concert parisiennes. Retour sur quelques anecdotes qui lient définitivement la capitale à l'interprète de "Purple Rain".
Sitôt connue la nouvelle de la mort de l'artiste, les hommages à Prince se sont multipliés à travers la planète. De Bono à Paul McCartney, en passant par Mick Jagger et Barack Obama, personnalités politiques ou de la musique ont salué le musicien rebelle, "icône créatrice", "vrai visionnaire".

Avec la capitale française, l'artiste entretenait une relation particulière. Prince était en effet coutumier des "aftershows", ces concerts donnés à quelques privilégiés après les concerts. L'occasion inédite d'accéder au plus près du génie de l'artiste, et de sa capacité à jongler entre les répertoires, de Hendrix à James Brown.

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Ainsi, beaucoup de fans se rappellent de The Artist, concluant un concert au Zénith de Paris par un "Tous au Bataclan !". "A deux heures 25 du matin, il monte sur la scène du Bataclan : la salle est remplie, évidemment les fans sont là, ils attendent depuis des heures et Prince va jouer jusqu'à cinq heures du matin !", s'enthousiasme, des années plus tard, Philippe Manoeuvre, figure de la presse rock française.

Et Prince débarque en pleine nuit...

Amoureux de Paris, Prince gratifiait souvent les salles de concert de la capitale de concerts improvisés. Ainsi en était-il au Bataclan, à La Cigale, ou au New Morning. Il arrivait au Kid de Minneapolis de jouer pendant des heures en marge de ses spectacles plus officiels dans les grandes salles et les stades.

En juillet 2010, Prince avait débarqué en pleine nuit au New Morning, haut lieu parisien du jazz, où il s'était produit dans les années 80. Il venait alors d'assister à un concert de la chanteuse soul Erykah Badu, à l'Olympia.

"Il venait souvent écouter, et recruter, au New Morning. C'était quelqu'un qui savait vraiment écouter les autres musiciens", explique la patronne Catherine Farhi.

Le club de 500 places affichait plus que complet. Certains des heureux élus, à l'intérieur, étaient venus dès le matin, dès que l'annonce de ce concert nocturne avait été discrètement lancée sur les réseaux sociaux.



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