5 choses à savoir sur la cathédrale Notre-Dame de Paris

Le riche passé de Notre-Dame regorge de petites histoires et anecdotes. Voici cinq choses que vous ne connaissez pas à propos de cet édifice qui occupe une grande place dans le patrimoine culturel français.  

© Anne-Christine POUJOULAT / AFP

La genèse d’une expression populaire, le point de départ des routes de France ou encore une confusion entre Rois de France et monarques bibliques. Les neuf siècles d’histoire de la cathédrale Notre-Dame de Paris sont remplis d’anecdotes qui ont permis d’écrire le récit du passé de ce monument religieux qui a captivé l’imaginaire de tant d’artistes et écrivains.   

Une si longue attente    

Savez-vous d’où vient l’expression « attendre 107 ans » ? En 1163, fut posée la première pierre de la cathédrale Notre-Dame. La construction débutée à l’initiative de l’Évêque de Paris Maurice de Sully fut achevée 107 ans plus tard en 1270. La longueur de la construction aurait selon de nombreux historiens exaspérée les habitants de Paris de l’époque. D’où l’utilisation contemporaine de l’expression pour désigner une attente longue et pénible.

Le point zéro des routes de France

Le parvis de la cathédrale est utilisé depuis 1924 comme le « point zéro » des routes de France. Il s’agit du repère kilométrique qui est utilisé pour calculer la distance qui sépare Paris des autres villes de France. À 50 mètres de la cathédrale, il est symbolisé par une rose des vents au sol au milieu d’une dalle de bronze. C’est à partir de ce point que débute de nombreuses routes nationales et départementales au départ de Paris. La matérialisation de la borne date de bien avant l’arrivée des automobiles puisque c’est en 1786 que Louis XVI ordonne son édification rapporte le site Paris Zig Zag. 

De l’eau jusqu’au parvis

En 1910 lors de la crue centennale de la Seine, le quartier de Notre-Dame n’est pas épargné par la montée des eaux. La plus grande crue du XXe siècle qu’ait connu le fleuve parisien s’invite jusqu’au parvis de Notre-Dame. Les sous-sols sont inondés et n’échappent pas à la montée des eaux. Le journal « Le Petit Parisen » du 27 janvier 1910 rapporte que "A Notre-Dame, on relève deux mètres d’eau dans le sous-sol de la sacristie et un mètre cinquante dans celui du prèsbytaire". Les quartiers de Notre-Dame et de l’Ile de la Cité avaient dû être évacués au moment de la crue. 

Les Rois décapités

Jusqu’à la Révolution française, 28 têtes couronnées surplombaient la façade occidentale de la Cathédrale. Les révolutionnaires, pensant qu’il s’agissait des Rois de France les détruirent. Il s’agissait en réalité des 28 rois de Juda. 21 des 28 têtes furent découvertes à la faveur de travaux dans un hôtel particulier du IXe arrondissement de Paris selon le site internet du musée médiéval de Cluny en 1977.

Un architecte de la restauration de la cathédrale immortalisé 

Le visage d’Eugène Violett-le-Duc, un des architectes responsables d’une grande partie de la restauration de la cathédrale au XIXe siècle a été immortalisé par le biais d’une sculpture réalisée par Geoffrey Dechaume. L’architecte est représenté en Saint-Thomas, saint patron des architectes. Le portrait est la seule œuvre de la cathédrale qui est tourné vers la flèche. Violett-le-Duc fut à l’origine du projet de construction de la flèche débutée en 1857.                              

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