L'auteur d'une prise d'otages à Paris transféré en unité psychiatrique

Des gendarmes à proximité du lieu où s'est déroulée la prise d'otages, le 12 juin 2018 dans le 10ème arrondissement de Paris. / © Lucas Barioulet / AFP
Des gendarmes à proximité du lieu où s'est déroulée la prise d'otages, le 12 juin 2018 dans le 10ème arrondissement de Paris. / © Lucas Barioulet / AFP

L'homme a été arrêté et placé en garde à vue mardi soir, après avoir retenu deux personnes en otages dans un immeuble du 10ème arrondissement de Paris. 

Par ML avec AFP

Son interpellation mardi soir au cours d'un assaut mené par la BRI avait mis fin à une prise d'otage qui aura duré quatre heures.  Le jeune homme de 26 ans qui s'était retranché avec deux personnes rue des Petites Ecuries, dans le Xème arrondissement de Paris, a été transféré dans la nuit au sein de l'infirmerie psychiatrique de la Préfecture de police, a-t-on appris mercredi de source judiciaire. Cette décision met de fait fin à sa garde à vue.


L'homme, né au Maroc, est connu pour des faits de "petite délinquance". Il n'est pas fiché pour radicalisation islamiste, a indiqué mardi soir Gérard Collomb. Le ministre de l'Intérieur a décrit un "individu plutôt déboussolé psychologiquement", qui "faisait
référence à des tas de sujets totalement différents
".


A partir de 16h, l'homme avait retenu deux personnes au sein d'un local d'entreprise, situé au fond d'une cour réputée dans le Xème arrondissement de Paris. En pénétrant dans les lieux, les forces de l'ordre ont noté la présence d'essence au sol et sur l'une des otages, une femme que le forcené maintenait, un couteau sous la gorge. Un homme avait quant à lui été menotté, selon une source policière.



Ces deux personnes ont pu être libérées saines et sauves. L'auteur de la prise d'otages a été "légèrement blessé", selon une source proche du dossier. "Il pourrait s'agir d'un déséquilibré aux motivations encore floues", a souligné une source policière. Il aurait "tenu des propos pas très compréhensibles évoquant l'ambassade d'Iran puis le gouvernement".

Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour enlèvement et séquestration, violences avec arme, détention d'arme, menace de crime ou de délit et tentative d'homicide volontaire. Le deuxième district de police judiciaire a été saisi.

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