CARTE. Des dizaines d’itinéraires de “covélotaf” pour rouler ensemble jusqu’au boulot à Paris

Des Franciliens à vélo au début de la grève, le 5 décembre à proximité de la tour Eiffel. / © LUDOVIC MARIN / AFP
Des Franciliens à vélo au début de la grève, le 5 décembre à proximité de la tour Eiffel. / © LUDOVIC MARIN / AFP

Pour les Franciliens qui ont peur de partir au travail à deux roues, il existe de nombreuses lignes de « vélobus », sur le modèle des pédibus pour les enfants sur le chemin de l’école. Une carte permet de visualiser une centaine d’itinéraires, près de chez soi.

Par France 3 PIDF

Le concept du vélobus ? Rouler ensemble, jusqu’au boulot. Pour Stein van Oosteren de l'association FAR à Vélo, à Fontenay-aux-Roses (92), qui a mis en route l’un des premiers trajets en Île-de-France, l’idée est d’avoir, à plusieurs, un peu moins peur à deux roues. Les apprentis cyclistes « pensent que c’est trop loin, que c’est trop difficile… Mais quand on les accompagne, ils découvrent qu’en fait c’est très facile, ils ont besoin de cet accompagnement », raconte ce Hollandais.
Parmi les « vélotafeurs » (les travailleurs à vélo) plus ou moins débutants qui accompagnent Stein sur la route, on trouve des personnes de tout âge. Gabriel, 14 ans, par exemple : un collégien qui n’avait pas de solution transport pour aller à son stage de 3e dans une librairie du centre de Paris. Rouler accompagné sur une ligne de vélobus permet de moins appréhender face aux dangers de la circulation, « surtout les camions et les gros poids lourds » d’après l’adolescent. « Les carrefours sont les endroits les plus compliqués », explique d’ailleurs Stein.

Une centaine de lignes de vélobus

Au total, il existe des dizaines de lignes dans Paris et autour de la capitale. L’association Mieux se Déplacer à Bicyclette a ainsi enregistré une centaine d’itinéraires de « covélotaf » sur une carte en ligne. De quoi trouver facilement un trajet à proximité de son domicile et son lieu de travail.D’après Léa, avocate dans le 17ème à Paris, adepte depuis un mois déjà de la ligne empruntée par Stein, rouler accompagnée jusqu’au boulot n’est pas plus long qu'en transport en commun : « C’était ce qui était un petit peu surprenant, je pensais que j’allais mettre beaucoup plus de temps, mais c’est exactement pareil ». Un argument de plus pour motiver, qui sait, de nouveaux cyclistes urbains.

A lire aussi

Sur le même sujet

Les + Lus