Covid-19 : une "demande croissante de tests" en Île-de-France

Publié le
Écrit par Elie Saïkali

Face à la recrudescence de l’épidémie dans la région, les Franciliens se testent de plus en plus dans les pharmacies.

La septième vague de Covid-19 est là. Et l'Île-de-France n'est pas épargnée. Selon des chiffres de l'Agence régionale de santé francilienne, le taux d’incidence au 3 juillet y est de 1100 cas positifs pour 100 000 habitants et le taux de positivité des tests est à 26,5%. "Les hospitalisations pour Covid-19 repartent également à la hausse", indique l’ARS dans un communiqué, avec 4 600 personnes hospitalisées (4 155 à J-7) dont 330 en soins critiques (285 à J-5) au 3 juillet.

Ce rebond épidémique rime avec le retour des bonnes vieilles habitudes pour faire barrage : lavage des mains, gel hydroalcoolique, aération régulière dans les lieux de vie, ou encore retour du masque dans les transports en commun dans notre région, même si ce n’est pas encore, à nouveau, obligatoire.

"Quand on testait, ça devenait positif"

Parmi les usages faisant leur retour en force : les tests. Même si ceux-là n'ont pas totalement disparu. "On a vraiment observé une demande croissante de tests depuis bientôt deux semaines. Ces demandes concernent les tests antigéniques en pharmacies, mais aussi les achats d’autotests", explique Bruno Maleine, président du conseil régional de l'ordre des pharmaciens d’Île-de-France.

"On a beaucoup de demandes de la part de cas contacts ou de cas symptomatiques. Ces derniers jours, beaucoup de patients viennent avec des symptômes classiques, comme un mal de gorge ou un mal de tête, soupçonnant la clime ou les courants d’air d’être responsables. Mais très souvent, quand on testait, ça devenait positif", ajoute-t-il.

Pendant plusieurs mois, les Parisiens se faisaient tester dans des tentes disposées non loin des officines. Ces tentes ont peu à peu disparu du paysage urbain de la capitale "entre le début de l’année et l’arrivée du printemps", insiste Bruno Maleine. Mais, dit-il, "on voit quand même des barnums réapparaître dans Paris intramuros".

Pas de pass vaccinal

Devant la remontée épidémique, l’ARS d’Île-de-France appelle les Franciliens à respecter les gestes barrières, à se faire vacciner y compris en rappel pour les plus fragiles. Rappelons que les plus de soixante ans ainsi que les plus fragiles peuvent recevoir une nouvelle dose vaccinale de rappel.

En revanche, pas encore de retour du pass vaccinal. C’est en tout cas ce qu’a affirmé la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet dans l’émission "Dimanche en politique" sur France 3. "Ce n'est pas ce qui est prévu dans le texte de loi qui va être soumis au parlement dès cette semaine", a-t-elle déclaré.