L'épouse de l'agresseur de la Préfecture de police avoue qu'il avait un “comportement agité” la veille

© Isabelle Audin
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L'épouse de l'homme qui a tué jeudi à coups de couteau quatre fonctionnaires de la Préfecture de police de Paris a décrit aux enquêteurs un "comportement inhabituel et agité" de son mari la veille au soir.

Par Isabelle Audin

Placée en garde à vue jeudi, la femme de cet agent administratif de 45 ans, abattu par un policier, était entendue par les enquêteurs de la Brigade criminelle.
    
Les perquisitions menées jeudi au domicile du couple à Gonesse (val-d'Oise) n'ont pas révélé d'éléments accréditant l'hypothèse d'une radicalisation violente de cet homme, converti à l'islam il y a 18 mois, a précisé une source proche du dossier.

Mickaël H. est âgé de 45 ans, est né à Fort-de-France, il était marié et père de deux enfants. Selon Loïc Travers, du syndicat Alliance, il était employé depuis 16 ans, il travaillait au service informatique de la Direction du renseignement de la préfecture de police (DRPP).    

Le matériel informatique saisi lors de la perquisition était toujours en cours d'examen vendredi. 

    
Jeudi, entre 12H30 et 13H00, cet homme né à Fort-de-France a semé la mort au sein même de la Préfecture de police (PP) de Paris, située dans le coeur historique de la capitale, qui regroupe les grandes directions de la police parisienne à l'exception de la police judiciaire.
    
Il travaillait en tant qu'informaticien au service technique de la Direction du renseignement de la préfecture de police (DRPP) et souffrait de surdité. Il travaillait à la préfecture de police depuis 2003.
    
Entre 12H30 et 13H00, muni d'un couteau de cuisine, il a d'abord mortellement blessé deux policiers et un agent administratif de la DRPP, dans deux bureaux au premier étage du bâtiment, selon une source proche de l'enquête.
    
Il s'en est ensuite pris à deux femmes: une policière, mortellement blessée, et une employée. Un policier de la Direction de l'ordre public et de la circulation (DOPC) l'a ensuite sommé, en vain, de lâcher son couteau, avant de l'abattre avec son arme de service.
    
Un autre fonctionnaire a été blessé et conduit à l'hôpital.
    
De source judiciaire, le pronostic vital des deux blessés n'est pas engagé.
  
Le parquet antiterroriste n'a pas été saisi et une enquête a été ouverte pour homicides volontaires.
 

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