Une étude démontre l'inefficacité des masques anti-pollution

Les masques anti-pollution ne sont pas efficaces. C'est la conclusion d'un rapport de l'Agence nationale sanitaire (Anses) diffusée le 18 juillet. Particules fines, gaz nocifs, même les modèles les plus chers laissent à désirer.

Une étude démontre inefficacité des masques anti-pollution.
Une étude démontre inefficacité des masques anti-pollution. © PHOTOPQR/LE PARISIEN
Ils pensaient éviter la pollution, au moins en partie. Mais après 3 ans de recherche et 200 modèles passés au crible; une étude de l'Anses démontre que les masques anti-pollution ne filtrent qu'une partie des polluants.

"Le masque est constitué d'un filtre contre les particules. Or la pollution, ce sont des particules, mais aussi d'autres substances à l'état gazeux, comme le benzène, le dioxyde d'azote ou de l'ozone", explique Guillaume Boulanger, responsable adjoint des risques liés à l'air à l'Anses. 

Peu d'engouement

L'efficacité de ces masques dépend aussi de leurs conditions d'utilisation, souvent loin d'être optimales. Dans un magasin de vélo, le propriétaire, Matteo Autiero, raconte le peu d'engouement pour le produit : "Je n'en ai pas vendu particulièrement. Au départ il y a pas mal de gens qui voulaient en acheter. Mais après il y a eu différentes choses qui sont sorties et cela n'a pas marché. D'ailleurs, cela se voit, peu de gens portent un masque anti-pollution."

Ces protections ne seraient donc qu'un gadget. Car les cyclistes sont-ils vraiment les plus exposés à la pollution atmosphérique ? Pour les associations pas forcément, le vélo c'est même plutôt bon pour la santé, y compris à Paris.

"Si vous comparez aux transports souterrains, la RATP publie des chiffres qui montrent que vous avez des niveaux d'exposition aux particules fines qui dépassent tous les jours les seuils d'alerte que l'on a pour l'air extérieur. On sait aussi que les cyclistes sont beaucoup moins exposés que les automobilistes à la pollution, car ils sont enfermés dans un habitacle", raconte Lucas Peyret, membre de l'association Paris en selle.

L'application de l'association Airparif propose des itinéraires beaucoup plus respirables car pour éviter d'encrasser ses poumons, le mieux est de s'éloigner de la source de pollution en roulant sur les pistes à l'écart du trafic.
 
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