Extinction Rebellion : acte II de la «rébellion d'octobre» pour le climat

Ce mardi, des militants écologistes d'Extinction Rebellion se sont rassemblés près du le ministère de la Transition écologique, pour dénoncer "l’inaction" du gouvernement face à l’urgence climatique et écologique. 

© Extinction Rebellion
Dimanche 11 octobre, les militants du mouvement écologiste Extinction Rebellion (XR) avaient déployé, une banderole avec l'inscription "Rebel" ("rebellez-vous" ou "rebelle") au premier étage de la tour Eiffel. Ce mardi 13 octobre, c'est sur le boulevard Raspail près du ministère de la Transition écologique qu'ils se sont rassemblés pour exiger une nouvelle fois des actions face à l'urgence du réchauffement climatique. "On a bloqué la rue", explique Eric, militant de XR. "Nous étions une centaine ce matin boulevard Raspail et nous avons envahi la chaussée". "Notre objectif, poursuit-il, était de s'installer pendant plusieurs heures, voire plusieurs jours comme nous l'avions fait l'an dernier"
"En fait nous ne sommes pas restés longtemps, la police est intervenue rapidement", "je me suis fait dégager quatre fois et à chaque fois je suis revenu"."Actuellement nous sommes bloqués sur le trottoir, la rue a été dégagée par les forces de l'ordre et la circulation automobile a repris", raconte cet ingénieur, militant de ce mouvement de désobéissance civil, joint par téléphone alors qu'il est encore sur le lieu du rassemblement parisien.

"Nous voulons nous faire entendre parce qu'il y a urgence"

Eric, militant XR

"Pour compliquer l'évacuation par les forces de l'ordre, certains militants utilisent des "arm-Lock" ("bras verrouillé" en français) poursuit Eric. Après les chaînes humaines, les militants XR utilisent cette nouvelle technique pour ralentir leur évacuation lors d’occupations de lieux.

"Le "arm-Lock" fonctionne avec des tubes blindés par du béton qui sont posés au milieu de la route. Un creux permet de passer son bras et de s'attacher à l'intérieur" précise Eric. Ce matin, la police "a soulevé deux rebelles qui avaient enfilé ce système, au risque de leur casser les bras". "Nous sommes "non-violents" rappelle Eric. "Quand ça commence à chauffer, on s'assoit les bras en l'air en disant "non violence, non violence" ou en disant"la police, doucement, on fait ça pour vos enfants".

D'autres actions sont prévues cette semaine

Après l'action symbolique de la tour Eiffel, l'action du boulevard Raspail s'inscrit dans la continuité du mouvement de la "rébellion internationale d'octobre". Toute la semaine des actions sont prévues dans plusieurs villes de France et jusqu'au 19 octobre pour interpeller "les gouvernements successifs " qui "ne prennent aucune décision" alors que le "dérèglement climatique et l’extinction de la biodiversité sont connus de longue date", écrivent les militants sur leur site.

"La prochaine action symbolique aura lieu sur quatre sites différents. Elle prendra la forme d'une marche lente, c'est-à-dire qu'une personne accompagnée par un autre militant, marchera tout doucement dans la rue et cela aura pour effet d'interpeller les gens et de créer ainsi une dialogue entre les militants et les passants", anticipe Eric. "On distribuera evidemment des tracts mais il y aura aussi des animations autour de cette marche. Personnellement j'assurerai celle sur la décroissance". "Pour l'instant, on est encerclé, continue d'expliquer Eric par téléphone, il y a des policiers partout. Est-ce qu'on va être embarqué ou pas... on ne sait pas mais clairement la politique du maintien de l'ordre est plus répressive que l'an dernier".
 
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