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Les Franciliens Tony Yoka et Souleymane Cissokho, rois du ring à Antibes

Samedi à Antibes (Alpes-Maritimes), les boxeurs franciliens Tony Yoka (à gauche) et Souleymane Cissokho (à droite) ont battu leurs adversaires. / © AFP/Valéry Hache
Samedi à Antibes (Alpes-Maritimes), les boxeurs franciliens Tony Yoka (à gauche) et Souleymane Cissokho (à droite) ont battu leurs adversaires. / © AFP/Valéry Hache

Ce samedi à Antibes (Alpes-Maritimes), les deux Franciliens, ex-membres de la "team solide", ont battu leurs adversaires. Tony Yoka signe ainsi un retour gagnant, après un an de suspension.

Par France3 IDF (avec AFP)

Il avait été suspendu un an le 5 juillet 2018 par l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) pour avoir manqué à trois reprises, en moins d'un an, à ses obligations de localisation pour des contrôles inopinés. Ce samedi à Antibes (Alpes-Maritimes), Tony Yoka, le champion olympique de 2016 n'avait pas choisi la facilité en se frottant à l'Allemand Alexander Dimitrenko, un poids lourd expérimenté, de loin le plus fort qu'il ait eu à affronter jusque-là. 
 

Sixième succès d'affilée pour Yoka

Mais Tony Yoka avait trop faim de boxe pour se laisser impressionner par Alexander Dimitrenko, l'ex-détenteur de la ceinture européenne (37 ans, 41 succès en 47 combats dont 26 avant la limite, 6 défaites). Sous les yeux notamment de Jean-Paul Belmondo, assis au premier rang, le Parisien n'a pas traîné à l'Azur Arena d'Antibes pour signer son 6e succès en autant de combats. Expéditif, Yoka a envoyé une première fois le malheureux Dimitrenko au tapis au 3e round sur un magnifique enchaînement uppercut-crochet, avant que l'Allemand, né en Ukraine et naturalisé en 2010, ne soit arrêté par l'arbitre quelques secondes plus tard après une autre accélération du Français.
 
Samedi à Antibes, Tony Yoka a vaincu Alexander Dimitrenko, l'ex-détenteur de la ceinture européenne. / © AFP/Valery Hache
Samedi à Antibes, Tony Yoka a vaincu Alexander Dimitrenko, l'ex-détenteur de la ceinture européenne. / © AFP/Valery Hache

Celui qui rêve d'être le premier Tricolore à décrocher une ceinture mondiale dans la plus prestigieuse catégorie n'a pas été en vacances durant sa suspension (de retour à l'entraînement dès novembre à l'Insep, puis en Californie chez son mentor Virgil Hunter), et ça s'est vu face à Dimitrenko. 

"Je suis très satisfait, cela faisait longtemps que j'attendais de monter sur le ring. J'ai énormément travaillé et progressé cette année. Ce sont des moments de fou. J'étais impatient. Après un an à m'entraîner sans boxer, j'avais envie de continuer à gagner et j'ai enfin pu le faire. Il fallait tout de suite bousculer Dimitrenko pour effacer cette année de suspension. Je voulais lui rentrer dedans d'un coup."
Tony Yoka

"Je suis de retour, cette victoire me donne énormément confiance", a-t-il poursuivi. "Je me prends de plus en plus au sérieux."  Prochains rendez-vous pour Tony Yoka : le 28 septembre à Nantes face à un adversaire encore à désigner, puis le 14 décembre à Paris, sans doute contre le poids lourd français Johann Duhaupas.
 

Cissokho gagne par KO à la 5e reprise

En début de soirée samedi, c'est un autre Francilien qui a touché les sommets : Souleymane Cissokho. Le jeune homme, né à Dakar (Sénégal), est arrivé en région parisienne à l'âge de 4 ans et a découvert la boxe à 14 ans avant de rapidement devenir champion de France en catégorie cadets et d'enchaîner les titres.

Ce samedi à Antibes, le super-welter français, ex-membre de la "Team Solide" comme Tony Yoka, s'est montré tout aussi redoutable en venant à bout de l'Argentin José Carlos Paz par KO à la cinquième reprise. Pour sa dixième victoire chez les professionnels, le médaillé de bronze des JO de 2016, 28 ans et toujours invaincu, a largement dominé les débats, envoyant Paz (28 ans, 23 victoires, 10 défaites, 1 nul) au tapis dès le 1er round après une belle droite, avant de récidiver au 5e round sur un terrible coup au corps.
 
Samedi à Antibes, le super-welter français Souleymane Cissokho a battu l'Argentin José Carlos Paz par KO à la 5e reprise. / © PhotoPQR/Nice-Matin/MaxPPP/Sebastien Botella
Samedi à Antibes, le super-welter français Souleymane Cissokho a battu l'Argentin José Carlos Paz par KO à la 5e reprise. / © PhotoPQR/Nice-Matin/MaxPPP/Sebastien Botella

Le partenaire d'entraînement de Yoka aux États-Unis, qui ambitionne de disputer un championnat d'Europe d'ici la fin de l'année, a lui aussi passé un cap en terme de punch, six semaines après avoir gagné son premier combat professionnel sur le sol américain dans la salle mythique du Madison Square Garden à New York.

"Je suis très content, le travail paie. On me reproche d'être trop gentil donc j'essaie d'être plus agressif. Cela s'est bien passé sur le ring et le coach (Virgil Hunter, ndlr) est très content. C'est de bon augure, on va continuer à avancer comme ça et j'espère encore progresser. On est sur la 3e année chez les pros et le métier commence à rentrer. J'ai beaucoup plus confiance en moi et en mes capacités physiques. Je deviens de plus en plus solide."
Souleymane Cissokho

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