JO 2024 : bataille de terrains entre le Val-d'Oise et la Seine-Saint-Denis pour les épreuves de tir

Le logo des JO de 2024 photographié à Paris le 13 mai 2017. / © AFP/Franck Fife
Le logo des JO de 2024 photographié à Paris le 13 mai 2017. / © AFP/Franck Fife

La carte définitive des différents sites olympiques n'est pas encore arrêtée. Pour l'instant, les deux pôles principaux des Jeux olympiques de 2024 se situent au coeur de Paris et en Seine-Saint-Denis.

Par France3 IDF (avec AFP)

La Fédération française de tir, soutenue par la fédération internationale, a avancé un projet alternatif pour que ses épreuves se déroulent à Saint-Witz (Val-d'Oise), à quelques kilomètres au nord de l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle, plutôt qu'à La Courneuve, en Seine-Saint-Denis, dans l'une des places fortes des futurs JO. Cette zone, qui comprend Le Bourget, doit aussi accueillir le volley-ball, le centre des médias et le nouveau quartier où seront hébergés les journalistes.

Le projet actuel est un site éphémère qui ne laisse pas d'héritage, alors que nous avons besoin d'emplacements pour pratiquer le tir en Île-de-France.
Philippe Crochard, président de la FFTir

La fédération revendique 226.000 licenciés en France, dont 29.000 en région parisienne. "Notre intérêt, c'est Saint-Witz", où un club de Roissy, contraint de déménager, doit s'installer. Le comité d'organisation (Cojo) a accepté d'étudier ce dossier et devrait trancher rapidement.
 

La question du financement : privé ou public ?

Problème, dans le cas du site de La Courneuve, comme il s'agira d'installations provisoires, c'est le Cojo, financé par des fonds privés (sponsors, billetterie, CIO) qui paiera. S'il s'agit d'une implantation à Saint-Witz, il faudrait que des acteurs publics (Etat ou collectivités locales) sortent le chéquier pour financer la partie pérenne du site. Ce problème de financement pourrait faire capoter le projet, selon plusieurs acteurs associés aux JO.
 

La défense de la Seine-Saint-Denis

Mais si la solution était retenue, "cela aurait l'intérêt d'associer un autre département de la région parisienne à l'accueil des épreuves" : le Val d'Oise, glisse un acteur public, sous couvert d'anonymat. Au détriment de la Seine-Saint-Denis ? Le "cluster des médias" de La Courneuve, "c'est un deuxième pôle des JO pour la Seine-Saint-Denis (après celui du village olympique et du Stade de France), c'est un tout", prévient le président du département, Stéphane Troussel. "Deux épreuves, c'est un minimum", ajoute-t-il. Lesquelles ? "Deux épreuves", insiste Stéphane Troussel, dont le territoire bénéficiera des plus grandes infrastructures des Jeux, et, niveau épreuves, sera le mieux pourvu avec Paris, en accueillant entre autres l'athlétisme et la natation.

Le département le plus jeune de France y ajouterait bien l'un des nouveaux sports ou disciplines à dimension urbaine du programme olympique. Il en reste cinq à caser : breakdance, skateboard, escalade, BMX Freestyle et basket 3x3. Pour ceux-là, Paris-2024 a jeté son dévolu sur la place de la Concorde, susceptible d'offrir aux diffuseurs des images léchées pour des sports spectaculaires. Mais l'espace ne permettrait pas de tous les intégrer, d'où l'hypothèse d'en situer un, ou deux, ailleurs.

La carte finale de Paris-2024 doit être arrêtée fin 2020, après les Jeux olympiques de Tokyo. Celle-là sera définitive.
 

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