L'Ile-de-France confinée pendant un mois à compter de demain

Tous les départements de la région sont confinés. La mesure entre en vigueur ce vendredi soir minuit, sept jours sur sept et durera quatre semaines. On vous détaille les mesures annoncées ce jeudi soir par Jean Castex.

Jean Castex pendant sa conférence de presse du 4 mars  − ALAIN JOCARD / POOL / AFP
Jean Castex pendant sa conférence de presse du 4 mars − ALAIN JOCARD / POOL / AFP

Le verdict est tombé. Ce jeudi soir le Premier ministre Jean Castex a pris la parole pour faire un point sur la situation épidémique. Accompagné du ministre de la Santé Olivier Véran, le chef du gouvernement a insisté sur le caractère explosif de la crise sanitaire. "La progression de l’épidémie s’accélère nettement (…) alors même que nous approchons du chiffre terrible des 100 000 morts", a-t-il regretté, expliquant qu’aujourd’hui, une personne rentre en réanimation "toutes les quatre minutes". Voici les principaux points à retenir de son allocution.

L'Île-de-France passe en confinement total

En Île-de-France, "l’incidence est aujourd’hui de 446 (…) soit une hausse de 23 % en une semaine", a expliqué le Premier ministre, indiquant qu' "il y a ce soir près de 1 200 personnes admises en réanimation" dans la région francilienne. "C’est déjà plus que le niveau qui avait été atteint au pic de la deuxième vague au mois de novembre", a-t-il ajouté.

Le chef du gouvernement a toutefois affirmé que "nous pouvons encore accueillir 300 à 500 malades supplémentaires" même si le seuil normal de réanimation a été franchi. Face à l’accélération du virus et la pression hospitalière, les "huit départements d’Île-de-France" passent en confinement total, "à compter de vendredi soir minuit" et pour les quatre prochaines semaines.

Déplacements

A compter de demain soir minuit, les déplacements hors du domicile seront "encadrés par des règles plus souples qu’en mars ou novembre dernier", a expliqué Jean Castex. Il sera ainsi possible de se promener et de mener des activités physiques en journée dans un rayon de 10km autour de chez soi et muni d'une attestation. En revanche, pas de limite de durée. 

Le couvre-feu est maintenu, mais rallongé. Dès samedi prochain, il entrera en vigueur à 19h dans tous les départements. Les déplacements interrégionaux pour les habitants des territoires confinés sont interdits, sauf motif impérieux. "Des consignes strictes seront passées aux préfets pour interdire la fréquentation de certains espaces publics ou même les manifestations et regroupements quand leurs conditions d’organisation créent un vrai risque sanitaire", a ajouté le Premier ministre.

Ecoles, commerces, travail 

Les écoles resteront ouvertes. "C’est un choix que nous entendons préserver aussi longtemps que cela sera possible", a expliqué le chef du gouvernement. "Les écoles maternelles, les écoles élémentaires, les collèges fonctionneront donc normalement ; pour les lycées qui sont déjà pour plus des deux tiers, en demi-jauge, ils basculeront en totalité dans ce fonctionnement", a-t-il détaillé.

En ce qui concerne les commerces, seuls ceux "vendant des biens et des services de première nécessité seront autorisés à ouvrir", cela vaut également pour les librairies et les magasins de musique.

Le Premier ministre a encouragé le recours au télétravail dans les entreprises "au moins 4 jours sur 5". "Beaucoup (...) en sont encore loin aujourd’hui", a-t-il regretté.

Concernant la restauration dans les entreprises, j'ai "demandé à la ministre du Travail et à la ministre de la Fonction Publique d’établir d’ici le début de la semaine prochaine, après concertation avec les partenaires sociaux, un protocole significativement renforcé pour la restauration collective en entreprises".

Vaccination

La vaccination avec AstraZeneca reprendra dès ce vendredi après-midi après avoir reçu le feu vert de l’Agence européenne du médicament. Le Premier ministre a par ailleurs annoncé qu’il allait se faire vacciner ce vendredi avec AstraZeneca, "pour montrer que nous pouvons avoir toute confiance" dans le vaccin. 

"Nous sommes confrontés à une troisième vague de cette pandémie qui semble ne pas vouloir en finir, mais la grande différence avec les vagues précédentes (…) c’est que nous avons une perspective : la vaccination", a rappelé le Premier ministre, insistant sur le fait que "si les efforts d’aujourd’hui sont indispensables, plus que jamais, nous savons qu’ils ne seront pas vains".

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
covid-19 santé société