Avec la grève, Vélib' au bord de la surchauffe

Faute de transports en commun, les Franciliens sont nombreux à utiliser les Vélib'. Ces vélos en libre-service sont victimes de leur succès et le service maintenance a du mal à suivre. Le nombre de vélos disponibles est même en baisse ces dernières semaines.

Un atelier de maintenance de Vélib' à Villeneuve-la-Garenne (Hauts-de-Seine).
Un atelier de maintenance de Vélib' à Villeneuve-la-Garenne (Hauts-de-Seine). © France 3 Paris île-de-France
Trouver un vélo en état de marche : un parcours du combattant pour les usagers en cette période de grève. "J'ai pris mon abonnement récemment. Je ne vais pas dire que je suis déçu, parce que c'est vraiment pratique d'avoir un Vélib', mais c'est galère d'en avoir un. C'est mission impossible", raconte ainsi un jeune utilisateur.

Depuis début décembre, les Vélib' sont pris d'assaut, et la maintenance a du mal à suivre. Au téléphone, après plus de 9 minutes d'attente, impossible de joindre le service client, saturé, tout comme l'atelier de réparation.
Avec la grève, Vélib' au bord de la surchauffe
 

La maintenance en peine

À Villeneuve-la-Garenne (Hauts-de-Seine), 3.000 vélos attendent d'être réparés. Et à l'intérieur, les employés ont du mal à faire face à la cadence.

"D'un côté, nous avons moins de personnes car le personnel a du mal à arriver au travail, et de l'autre, on a des vélos qui sont plus endommagés que d'habitude. Donc tout cela nous fait un surplus de travail, les gars font des heures supplémentaires, mais on fait ce que l'on peut", explique ainsi un employé à la maintenance.

250 vélos sont réparés chaque jour dans cet atelier. Trois à quatre heures de travail sont nécessaires pour un vélo détérioré pendant la grève. 

"Globalement, j'ai à peu près tout refait sur le vélo, sauf le tube de selle qui est encore d'origine. J'ai plus de 35 interventions sur celui-là", explique un autre employé.  

Nombre de Vélib' en baisse dans la région parisienne

"Le nombre de vélos sur le terrain a diminué, on est aujourd'hui à environ 11.000 vélos. On les répare moins vite qu'ils ne se dégradent donc cela peut éventuellement frustrer les utilisateurs qui lorsqu'ils ont besoin de leur vélo n'en trouvent pas immédiatement en bon état", affirme Jacques Greiveldinger, directeur général de Smovengo.

Une fois réparés, les Vélib' regagnent leurs stations avant d'être réutilisés pour une nouvelle journée marathon.
 
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