A la découverte de squats d'artistes

Publié le Mis à jour le
Écrit par Audrey Natalizi

Finie l'occupation illégale des locaux vides. A Paris, les squats d'artistes sont désormais conventionnés. Une façon pour la municipalité d'aider les artistes et d'occuper les bâtiments vides en attente de réhabilitation ou de démolition.

Pas toujours facile pour un jeune artiste, fraîchement diplômé, de trouver un espace de création en plein Paris. La Ville de Paris a mis en place des conventions avec des associations et des collectifs leur permettant d'occuper, légalement mais temporairement, des bâtiments vides. La mairie s'occupe de mettre les locaux aux normes ; les associations, elles, paient un loyer et s'engagent à quitter les lieux dès qu'il le faudra. Elles disposent en outre d'une liberté totale, tant sur la gestion du lieux que sur les choix artistiques.

Virginie Delahautemaison et Josiane Szymanski ont visité deux de ces lieux, gérés par le collectif Curry-Vavart. L'un est installé porte de Bagnolet (Paris 20e) dans une ancienne carrosserie, l'autre rue Riquet, dans le 18e, dans d'anciens locaux de la SNCF.


Le squat parisien le plus emblématique, le 59 Rivoli, situé dans la rue du même nom, est désormais lui aussi conventionné. Ces occupants avaient, en pleine campagne pour les municipales en 2001, interpellé les politiques. Ce squat abrite désormais  une trentaine d'ateliers d'artistes et accueille même le public.

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