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Les "dames-pipi" en grève pour conserver leurs emplois

Depuis le 1er juillet dernier, l'entreprise hollandaise 2theloo a repris six lieux d'aisance publics à Paris, auparavant entretenus par Stem Propreté. Et refuse de garder les agents d'entretien. Onze "dames pipi" ont ainsi perdu leur travail.
A son arrivée, la société hollandaise 2theloo  a refusé de garder les agents d'entretien. Onze "dames pipi" ont ainsi perdu leur travail
A son arrivée, la société hollandaise 2theloo a refusé de garder les agents d'entretien. Onze "dames pipi" ont ainsi perdu leur travail © F3
Elles sont en grève et « se rendent chaque jour sur leur lieu de travail, sans rien faire, et y font leurs horaires habituels », indique Abbes Keddir, représentant de Feets-FO. Depuis le 1er juillet dernier, l'entreprise hollandaise 2theloo a repris six lieux d'aisance publics à Paris, auparavant entretenus par Stem Propreté. On compte notamment des établissements proches de Notre-Dame, de la place de l'Etoile ou de Montmartre. Problème : à son arrivée, la société hollandaise 2theloo  a refusé de garder les agents d'entretien. Onze "dames pipi" ont ainsi perdu leur travail. Ces femmes ont trente ou trente-cinq ans d’ancienneté.

Un précédent dans les gares SNCF

En janvier dernier, après une grève de neuf jours, les salariées de six gares avaient obtenu de leur repreneur, le prestataire 2theloo, la préservation de tous les emplois.

Décision le mercredi 26 août

Une audience en référé prévue le 26 août au tribunal des Prud'hommes devrait décider du maintien ou non dans leurs postes des 11 agents d'entretien

>> Un reportage de Bintou SIBIDE
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