Location d'appartements via Airbnb pour abriter prostitution et proxénétisme

© Lionel Bonaventure/AFP Photos
© Lionel Bonaventure/AFP Photos

Ce n'est pas le premier cas : la brigade de répression du proxénétisme (BRP) a interpellé trois personnes qui organisaient un réseau de prostitution dans Paris en louant des appartements via le site Airbnb, pour abriter leurs affaires

Par Christian Meyze

L'affaire n'est pas la première. La simplicité et l'absence totale de contrôle, de présence humaine lorsqu'on loue une chambre ou un appartement sur une plateforme spécialisée comme Airbnb semble être une aubaine pour certains réseaux de proxénètes qui ont vu là une opportunité simple d'accès et extrêmement discrète.


Le Conseil de Paris préoccupé


Le mois dernier encore, le Conseil de Paris s'est efforcé de durcir les conditions de transformation de logements meublés en "Airbnb". Et Paris a interpellé l'Etat sur "le développement d'une nouvelle forme de proxénétisme" dans ces appartements

Ainsi, dernière affaire en date, la brigade de répression du proxénétisme (BRP) a interpellé la semaine dernière encore, le 8 janvier, trois personnes soupçonnées d'organiser un réseau de prostitution dans Paris en louant des appartements via le site Airbnb.

"Ils agissaient depuis le mois de septembre au moins", dit un enquêteur.

Un homme de 35 ans, domicilié en Seine-Saint-Denis, agent de sécurité "déjà connu des services de police pour menace, séquestration, enlèvement" et sa compagne prothésiste ongulaire âgée de 30 ans, "connue de la police pour escroquerie", s'occupaient de la "logistique".


Un fonctionnement "ni vu, ni connu"


Le couple louait des appartements sur le site de location de logements Airbnb dans Paris pour une courte durée, passait des petites annonces sur internet, répondait aux clients par téléphone et récoltait l'argent.
Un complice, chauffeur VTC, également connu des service de police pour "escroquerie et trafic de stupéfiants", accompagnait le couple lorsqu'il collectait l'argent des prostituées. Le trio prélevait "50% des bénéfices".

Les complices, tous trois français, ont ainsi recruté une dizaine de jeunes femmes d'origine roumaine qui se prostituaient pour des sommes allant de 100 à 300 euros la passe. Ils ont été interpellés dans le 9e arrondissement.

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