Match du Paris FC - Lyon arrêté : le match pourrait être rejoué

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Écrit par Marc Taubert avec AFP
Des incidents avaient eu lieu dans les tribunes lors de ce match de Coupe de France entre le Paris FC et l'OL.
Des incidents avaient eu lieu dans les tribunes lors de ce match de Coupe de France entre le Paris FC et l'OL. © BERTRAND GUAY / AFP

La commission de discipline de la Fédération française de football (FFF) va auditionner lundi les différentes parties avant de rendre ses décisions le jour même. Le match de 32e de Coupe de France avait été arrêté à la mi-temps après des incidents en tribune le 17 décembre dernier.

Les deux clubs seront fixés lundi en fin d'après-midi sur la suite de leur parcours respectif en Coupe de France. Après l'audition en visioconférence des représentants des clubs et des officiels, la commission de discipline de la FFF fera part, probablement en fin d'après-midi, de sa décision sur le sort de ce match arrêté à la mi-temps (1-1) et annoncera d'éventuelles sanctions.

La commission pourrait ainsi décider d'un vainqueur sur tapis vert ou de faire rejouer la 32e de finale. Le gagnant affrontera Nice en 16e de finale. Le vendredi 17 décembre, des débordements avaient eu lieu à la mi-temps du match de Coupe entre le PFC (L2) et l'OL, disputé au stade Charléty.

Des fumigènes avaient été lancés aux abords du parcage des supporters lyonnais et des bagarres avaient éclaté en tribunes, entraînant des mouvements de foule et le déploiement des forces de l'ordre. Deux personnes, un supporter et un policier, avaient été blessées.

Aulas et Ferracci se renvoient la balle

Si aucune interpellation n'a eu lieu sur le moment, trois supporters ultras parisiens ont ensuite été interpellés. Deux d'entre eux seront jugés pour violences en réunion, a-t-on appris mercredi dernier auprès du parquet qui avait ouvert une enquête dès le lendemain des faits.

Selon une source proche du dossier, "des ultras du Paris SG ont pu être identifiés sur les vidéos" des incidents, tandis que les ultras lyonnais "voulaient en découdre Gare de Lyon" à leur arrivée dans la capitale.

Comme à l'issue du match OL-OM, les présidents des deux clubs se sont renvoyé la balle. Le Lyonnais Jean-Michel Aulas a estimé que les "torts étaient partagés", son homologue parisien, Pierre Ferracci, accusant lui "le groupe des ultras lyonnais (d'avoir) foutu un bordel sans nom". Le dirigeant du Paris FC s'en est également pris au service de sécurité lyonnais jugé insuffisant dans le parcage.

Selon le rapport officiel que l'AFP a pu consulter, l'OL avait 14 stadiers, deux référents supporters (SLO) et sa directrice de la sécurité pour encadrer les 500 supporters en parcage, soit 1 stadier pour 35 personnes (le ratio recommandé par la FFF en Coupe de France étant de 1 stadier pour 50 personnes).

Pour Lyon, il s'agit de la deuxième rencontre arrêtée définitivement cette saison après celle contre Marseille en Ligue 1, le 21 novembre. Le jet d'une bouteille d'eau pleine sur le Marseillais Dimitri Payet et l'arrêt du match après quelques minutes avaient valu à l'OL le retrait d'un point au classement. La rencontre devra se rejouer à huis clos.

Après ces incidents, le Paris FC a réclamé "des mesures radicales" contre la violence dans les stades et promis des actions en justice, tandis que l'OL a interdit à ses groupes de supporters de se déplacer pour les matches à l'extérieur. Le club a décidé d'exclure pour 18 mois de son propre stade ceux identifiés au stade Charléty, en portant plainte contre eux.

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