Municipales 2020 à Paris : pagaille chez Les Républicains autour de l'investiture LR promise à Rachida Dati

Rachida Dati est la favorite pour obtenir l'investiture LR pour les Municipales 2020 à Paris. / © IP3 PRESS/MAXPPP
Rachida Dati est la favorite pour obtenir l'investiture LR pour les Municipales 2020 à Paris. / © IP3 PRESS/MAXPPP

Le maire du VIe arrondissement de Paris, Jean-Pierre Lecoq, a annoncé son retrait de la course à l'investiture LR à Paris dans une lettre au président des Républicains. Il y dénonce le choix de la commission d'investiture qui "a déjà été arrêté" et qui va conduire "à un échec".

Par MT avec AFP

Invitée du Grand Rendez-Vous Europe 1, Rachida Dati a soigneusement évité de répondre à la question du choix de l'investiture LR. Mais pour certains de ses rivaux, il est limpide : ce sera bien elle qui mènera la liste du parti dans la capitale pour les Municipales 2020.
Le maire du VIe arrondissement de Paris, Jean-Pierre Lecoq, a écrit au président des Républicains Christian Jacob pour lui annoncer son retrait de la course à l'investiture du parti dans la capitale, qui sera tranchée fin octobre.

Une lettre qu'il a transmise à l'AFP où il dénonce que la Commission nationale d'investiture (CNI) a déjà - "dès avant ton élection et même dès cet été" - choisi la maire du VIIe arrondissement Rachida Dati comme tête de liste.
 

"Ce choix conduira selon moi à un échec"

"Ce choix conduira selon moi à un échec", affirme l'édile du VIe arrondissement, "convaincu que seule une grande alliance de renouveau correspond à la réalité de la situation politique à Paris".

Après ce renoncement, l'investiture ne se jouera plus qu'entre l'ancienne ministre de la Justice de Nicolas Sarkozy Rachida Dati, favorite, et la présidente du groupe Les Républicains et indépendants au Conseil de Paris Marie-Claire Carrère-Gée.
 

Enquête préliminaire du parquet national financier

La maire du VIIe arrondissement pourrait néanmoins être gênée dans sa course à la mairie de Paris par une enquête préliminaire du parquet national financier. Cette enquête a été ouverte fin mai après une plainte d'une actionnaire de Renault pour abus de bien sociaux et corruption active et passive (qui vise aussi les époux Ghosn et le criminologue Alain Bauer).
Elle est accusée d'avoir touchée plusieurs centaines de millions d'euros au sein d'une filiale du groupe automobile. Selon son avocat, Olivier Pardo, "les conventions de Mme Dati sont des conventions tout à fait régulières".
 

A lire aussi

Sur le même sujet

Les + Lus