Policier soupçonné d'avoir tué sa compagne à Paris : son père lui demande de se rendre

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Écrit par Marc Taubert avec AFP

Dans une vidéo, le père du policier en fuite depuis le 28 janvier, demande à son fils se "rendre sans délai". Sa compagne, âgée de 28 ans, a été retrouvée morte dans son appartement du XIXe arrondissement de Paris.

"Arnaud, si tu me vois si tu m'entends, si tu vois ce message, je te demande de te rendre sans délai dans un commissariat ou une gendarmerie la plus proche", déclare le père d'Arnaud B. dans une vidéo diffusée par BFMTV.

Le gardien de la paix de 29 ans est recherché depuis le 28 janvier, jour de la découverte dans son appartement du XIXe arrondissement de Paris du corps de sa compagne, âgée de 28 ans et décédée par strangulation, selon l'autopsie.

Le corps avait été découvert dans la salle de bain par des policiers parisiens venus au domicile du suspect, affecté au commissariat du Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis).

D'éventuels complices

"Je demande aux personnes qui ont pu t'aider dans cette fuite inutile, de se manifester le plus rapidement possible", poursuit le père du fugitif qui ajoute : "Fais le pour Amanda, pour ses parents, sa famille, on a besoin de savoir".

Il explique par ailleurs avoir rencontré la compagne de son fils à plusieurs reprises : "un rayon de soleil, toujours souriante, adorable", selon ses mots. Évoquant son fils, il parle d'un homme qui peut être "un brin possessif", qui "n'a jamais été colérique".

Le 10 février, le policier a effectué un retrait bancaire de 1 500 euros à Breteuil, dans l'Oise, commune située à une centaine de kilomètres de la capitale. Le jour-même, un appel à témoins était lancé par la préfecture de police de Paris.

Deux jours plus tard, la voiture mentionnée sur l'avis de recherches a été reconnue par un riverain "sur le parking du Burger King d'Amiens-Sud", selon une source proche du dossier. Son arme de service a été également retrouvée.

Interdiction de conserver son arme

Arnaud B. est connu pour des faits de violences conjugales. Il avait été placé en garde à vue en octobre 2019 pour des violences sur sa compagne de l'époque et avait écopé d'une alternative aux poursuites, un stage de sensibilisation aux violences conjugales.

Sur le plan administratif, il avait été sanctionné d'un simple avertissement, la sanction disciplinaire la plus basse de la fonction publique, non inscrite dans le dossier de l'agent.

Une information judiciaire a été ouverte le 1er février du chef d'"homicide volontaire sur conjoint, concubin ou partenaire", a indiqué le parquet de Paris.   

Parallèlement, le préfet de police Didier Lallement a saisi l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) pour enquêter sur d'éventuels manquements concernant l'autorisation de port d'arme accordée au policier. Selon France Info, le policier avait interdiction de conserver son arme hors de son lieu de travail.