Pr Arnaud Fontanet : "la décrue des contaminations par le variant Omicron a démarré en Île-de-France"

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Écrit par Tom Rousset

L'épidémiologiste de l'Institut Pasteur et membre du Conseil scientifique, Arnaud Fontanet a annoncé la décrue des contaminations du variant Omicron sur la région francilienne. Aujourd'hui les taux d'incidence amorcent une légère baisse dans presque tous les départements de la région.

Les contaminations par le variant Omicron sont en baisse dans la région francilienne selon le Pr Arnaud Fontanet. Chez nos confrères de France Inter, l'épidémiologiste, de l'Institut Pasteur et membre du Conseil Scientifique a indiqué que "le pic des infections a été passé la semaine dernière pour la région Île-de-France". Il indique en outre que ce passage de pic est annonciateur d'un scénario similaire pour les autres régions dans les semaines qui viennent. Le spécialiste prévoit une décrue considérable des contaminations au mois de février "pour atteindre des niveaux très bas au mois de mars".

Selon les chiffres de CovidTracker, tous les départements franciliens, à l'exception du Val-d'Oise affichent un taux d'incidence inférieur à 4 000, un seuil qu'ils avaient tous dépassés début janvier. Pour rappel, le taux d'incidence correspond au nombre de cas enregistré pour 100 000 habitants. 

Une tension hospitalière encore forte dans la région

La tension hospitalière reste néanmoins importante dans plusieurs départements de la région. En Seine-Saint-Denis les lits de réanimation sont occupés à 93 %. Arnaud Fontanet prévoit à ce titre qu'au courant du mois de février "les hôpitaux seront encore très sollicités". Enfin, concernant la question de l'immunité, il a rappelé que celle-ci était renforcée par la vaccination ou par infection avec un variant.

Les semaines à venir vont être encore difficile pour le personnel hospitalier estime Fréderic Adnet, responsable du pôle urgences de l'Hôpital Avicenne à Bobigny, la décrue des cas de COVID va "tout juste permettre de rouvrir des lits pour d'autres patients que l'on avait déprogrammé et donc de rattraper un retard".