La RATP ouvre une enquête interne après la diffusion d’images montrant une conductrice non-gréviste huée

L’incident s’est produit lundi sur un quai du métro parisien (illustration). / © JOEL SAGET / AFP
L’incident s’est produit lundi sur un quai du métro parisien (illustration). / © JOEL SAGET / AFP

Après la diffusion sur Twitter d'une vidéo prise lundi dans le métro à Paris, qui montre des grévistes huant une collègue sur le point de prendre son service, la RATP a annoncé l’ouverture d’une enquête interne.

Par France 3 PIDF / AFP

La vidéo, tournée sur un quai de métro à la station Place d'Italie, montre une conductrice – protégée par des agents portant des brassards fluo RATP Exploitation – se faire huer et siffler par un groupe de grévistes avant de gagner sa cabine de conduite. Relayé sur les réseaux sociaux, l’incident fait désormais l’objet d’une enquête au sein de la RATP, comme l’a communiqué le groupe ce mardi.
La RATP a qualifié au passage les événements d'« intimidations » et les « agissements » en question d’« inacceptables », évoquant par ailleurs des « comportements irresponsables ». Le groupe prétend aussi vouloir « l'apaisement » et « rappelle que si le droit de grève est un droit, empêcher le travail des agents est répréhensible ».

« Le gouvernement porte l'entière responsabilité des débordements par sa gestion de la situation »

Côté politique, la vidéo a notamment suscité la réaction de Valérie Pécresse (ex-LR, Libres !). Evoquant des « insultes » et un « harcèlement », la présidente de la région et d’IDF Mobilités s'est ainsi dite « scandalisée par la violence des grévistes a l'égard d'une conductrice de la RATP qui assure simplement la continuité du service public au bénéfice des voyageurs ». L’élue demande enfin des « sanctions exemplaires ».
« Le respect et la non-violence étant des valeurs essentielles pour notre organisation syndicale, nous sommes totalement opposés à ce type d'action que nous condamnons fermement », a réagi Frédéric Ruiz, président de la CFE-CGC-RATP, le troisième syndicat représentatif. « Ceci étant dit, le gouvernement porte l'entière responsabilité des débordements par sa gestion de la situation par le pourrissement, sa surdité et son refus de vraies négociations », a toutefois précisé le représentant.

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