La statue de François Arago trône dans le jardin de l'Observatoire de Paris

La statue d'Arago réalisée par Wim Delvoye dans les jardins de l'Observatoire de Paris / © DR
La statue d'Arago réalisée par Wim Delvoye dans les jardins de l'Observatoire de Paris / © DR

La première statue avait été fondue lors de la seconde guerre mondiale. Soixante-quinze plus tard, un bronze à l'effigie de l'astronome François Arago a pris place dans le jardin de l'Observatoire de Paris.

Par France 3 Ile de France / EB

Arago n'est pas seulement un large boulevard parisien qui relie la place Denfert-Rochereau au boulevard Saint-Marcel, c'est aussi le nom d'un illustre astronome qui contribua entre autres à établir le trajet du méridien de Paris.

En 1893, quarante ans après la mort d'Arago, le directeur de l'Observatoire l’Amiral Mouchez commande une sculpture à la mémoire du scientifique, qui est érigée sur la place de l'Île-de-Sein dans le 14e arrondissement. Cette statue sera désolidarisée de son socle en 1942, alors que la France est occupée par les Allemands, afin d'être fondue et transformée en canon.



C'est 75 ans après sa destruction, lundi 1 octobre 2017, qu'une nouvelle statue d'Arago trône dans le jardin de l'Observatoire, face au Méridien sur lequel Arago s’est illustré à l’âge de 23 ans.

Rendre un nouvel hommage à Arago


L'histoire débute en mai 2014 à l’occasion des 150 ans de l’association des anciens élèves de l’X (2015), des 350 ans de l’Académie des Sciences (2016) et de l’Observatoire de Paris (2017), l’association Ars Arago décide créer une œuvre originale par un artiste contemporain. C'est Wim Delvoye, un artiste belge, qui realisera cette oeuvre inaugurée lundi 1 octobre 2017 dans le jardin de l’Observatoire de Paris.

Paris retrouve une statue en hommage à François Arago


François Arago né en 1786 a été un grand savant de son époque, astronome, physicien et homme politique. En 1805, il entre à l’Observatoire de Paris et en devient le directeur en 1843. En 1806 il part pour l'Espagne avec Jean-Baptiste Biot, physicien et mathématicien français. Les deux hommes se sont fait connaître en procédant au relevé du méridien de Paris, ce qui lui vaudra d’être élu à 23 ans à l’Académie des sciences. Il enseigne à l’École Polytechnique de 1809 à 1830, avant de faire de la politique. 

En 1830 pendant la période dites "Trois glorieuses", il prend parti pour le camp républicain. Il sera  ministre de la Guerre, de la Marine et des Colonies sous la IIe République, et contribue à ce titre à l'abolition de l'esclavage dans les colonies françaises. Après le Coup d'État du 2 décembre 1851 qui aboutit à la création du Second Empire, il démissionne de ses fonctions. Arago meurt en 1853. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise.

Arago, un grand vulgarisateur scientifique


Arago est un très bon orateur, pédagogue et grand vulgarisateur scientifique. Afin de faire connaître les travaux de l'Académie des sciences, il crée en 1835 les Comptes rendus de l'Académie des sciences, qui existent toujours. Avant lui, il n'y avait pas de transcription écrite des séances de l'Académie.

Il donne aussi, de 1813 à 1846, un cours public d'astronomie populaire, qui remporte un immense succès. Ce sont ces cours qui donnent naissance à son Astronomie populaire en quatre tomes, parue à titre posthume en 1854. Dans l'« Avertissement » qui ouvre le premier tome, Arago explique ainsi son projet : « Je maintiens qu’il est possible d’exposer utilement l’astronomie, sans l’amoindrir, j’ai presque dit sans la dégrader, de manière à rendre ses plus hautes conceptions accessibles aux personnes presque étrangères aux mathématiques ».

Sur le même sujet

Journée de chasse en Seine-et-Marne

Près de chez vous

Les + Lus