Perquisition au QG de la France Insoumise à Paris, Jean-Luc Mélenchon et cinq de ses proches fixés lundi sur leur sort

Jean-Luc Melenchon, le président de la LFI au tribunal correctionnel de Bobigny, le 20 septembre 2019 / © Martin BUREAU / AFP
Jean-Luc Melenchon, le président de la LFI au tribunal correctionnel de Bobigny, le 20 septembre 2019 / © Martin BUREAU / AFP

Le TGI de Bobigny rendra sa décision demain lundi. Jean-Luc Mélenchon est poursuivi pour "actes d'intimidation envers un magistrat et un dépositaire de l'autorité publique, rébellion et provocation" suite aux incidents qui ont eu lieu lors de la perquisition en octobre 2018.

 

Par EH/AFP

Jean-Luc Mélenchon et cinq de ses proches seront fixés sur leur sort lundi à Bobigny (Seine-Saint-Denis) pour les incidents qui ont eu lieu lors de la perquisition au siège de LFI en octobre 2018.
Le ministère public a requis une peine de prison de trois mois avec sursis pour le parlementaire, poursuivi pour "actes d'intimidation envers un magistrat et un dépositaire de l'autorité publique, rébellion et provocation". 
Il a aussi demandé 8.000 euros d'amende pour M. Mélenchon, les députés Alexis Corbière et Bastien Lachaud et l'eurodéputé Manuel Bompard, 10.000 euros contre le président de l'association "L'Ere du peuple" Bernard Pignerol et 2.000 euros contre l'attachée de presse du mouvement.
    

Les Faits

Au coeur du procès : la perquisition menée le 16 octobre 2018 au siège de LFI dans le cadre de deux enquêtes préliminaires du parquet de Paris: sur les comptes de la campagne présidentielle de 2017 et sur les conditions d'emploi d'assistants d'eurodéputés de la France insoumise - confiées depuis novembre à des juges d'instruction.
Devant les caméras de télévision, Jean-Luc Mélenchon s'était opposé avec virulence à la perquisition. Il avait alors appelé ses proches à "enfoncer la porte" pour entrer dans les locaux où la perquisition était en cours, affirmant notamment: "La République c'est moi". On le voyait également bousculer un représentant du parquet ainsi qu'un policier qui tentait de s'interposer.

Lors du procès, Jean-Luc Mélenchon a raconté son "sentiment d'humiliation" au moment de la perquisition et expliqué sa véhémence d'alors. Il a affirmé n'avoir pas voulu s'opposer à la perquisition mais simplement avoir tenté d'y assister pour s'assurer que le fichier des inscrits à LFI ne soit pas emporté.

J'ai eu l'attitude que j'estimais politiquement nécessaire, car je pensais être la cible d'une attaque politique a expliqué le patron des députés LFI, qui s'est défendu de toute violence physique.

    
De son côté, Me Eric Dupond-Moretti, avocat de policiers constitués parties civiles, a raillé le "cirque" du "tribun" Mélenchon et dénoncé l'argumentaire du "procès politique" des six prévenus Insoumis:

On n'est pas au Venezuela ici. On est en France et quand on outrage un policier, on est condamné

 
Avant et pendant son procès hautement médiatique, le patron LFI avait martelé être victime d'un "procès politique" et dénoncé une justice aux ordres du pouvoir pour museler l'opposition.
 

Le leader de la France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon et les autres prévenus seront présents demain au Tribunal correctionnel de Bobigny.
 

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