“Un rassemblement de vivants” pour rendre hommage aux victimes de l'incendie de la rue Erlanger à Paris

Un mois après le drame, une marche silencieuse était organisée hier soir pour rendre hommage aux victimes. / © France 3 Paris IDF/Floriane Olivier
Un mois après le drame, une marche silencieuse était organisée hier soir pour rendre hommage aux victimes. / © France 3 Paris IDF/Floriane Olivier

Beaucoup d'émotion hier soir dans le XVIe arrondissement de Paris. Les rescapés de l'incendie de la rue Erlanger s'étaient rassemblés pour une marche silencieuse en hommage aux victimes de l'incendie qui a fait dix morts et trente blessés il y a un mois.

Par AL

Très émue, Sarra Chiraz distribue des roses blanches à ceux qui ont fait le déplacement. Rescapés, proches de victimes, habitants du quartier...tous s'étaient donnés rendez-vous à 21 heures devant la mairie du XVIe arrondissement. 

"C'est pour dire au revoir, pardon de ne pas avoir pu te sauver. À toujours parce qu'à jamais c'est moche et qu'ils resteront toujours là dans nos coeurs."

Un mois après l'incendie qui a fait dix morts et trente blessés, ce moment de recueillement était nécessaire pour les proches des victimes. Après une marche silencieuse, les fleurs sont déposées au pied du 17 bis, rue Erlanger, dont la porte est encore inaccessible.
 

Un groupe soudé

Aujourd'hui, tous tentent de se reconstruire. Hortense, rescapée de l'incendie, avoue avoir besoin d'échanger régulièrement avec les autres. "On arrive mieux à se comprendre entre nous parce qu'on comprend ce qu'on a vécu. On ne se dit pas les mêmes phrases qu'on entend parfois "ça va t'es en vie, c'est que du matériel..." Certains d'entre nous avaient des héritages, certains d'entre nous étaient artistes...donc non c'était pas que du matériel, c'étaient nos vies". 

Nelly, elle, dit penser particulièrement à l'une de ses voisines qui n'a pas pu être sauvée. "Je pense à elle tous les jours. C'était une personne absolument merveilleuse et elle est partie trop tôt." Grâce à une autre voisine, la jeune fille a retrouvé un logement, où elle doit s'installer à la fin du mois, mais le traumatisme est encore présent. "Il n'y a pas un jour où je ne revois pas les flammes, où je n'entends pas les sons...je sais que le temps guérira les blessures mais on n'oubliera jamais".
 

 

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