Seine-et-Marne – Au château de Vaux-le-Vicomte, une œuvre contemporaine pour remplacer les buis centenaires

Les buis ont été remplacés par une œuvre contemporaine pour cinq ans. / © PHOTOPQR/L'ALSACE/MAXPPP
Les buis ont été remplacés par une œuvre contemporaine pour cinq ans. / © PHOTOPQR/L'ALSACE/MAXPPP

Vaux-le-Vicomte : son château, mais aussi ses jardins à la française dessinés par Le Nôtre, offrant une perspective et un souvenir du Grand Siècle. Mais les buis malades, ont dû être remplacés par une œuvre éphémère qui ne plaît pas à tout le monde.

Par Farid Benbekaï avec MT

Des plaques d'aluminium, taillées sur mesure. Fini les lacets de verdure, désormais, le jardin se transforme au gré de la météo.

"Suivant la lumière, si le ciel est nuageux ou autre, ce reflet qui peut ressembler à une rivière, un cours d'eau devient très statique et mate avec un ciel gris. On est vraiment sur la structure de buis que l'on a connu pendant un siècle", raconte Alexandre De Vogüe à la tête du domaine du château de Vaux-le-Vicomte.
Au château de Vaux-le-Vicomte, une œuvre contemporaine pour remplacer les buis centenaires
Les buis centenaires, malades, ont dû être remplacés par une œuvre éphémère qui ne plaît pas à tout le monde. - France 3 Paris - Île-de-France - Farid Benbekaï, Philippe Aliès et Sonia Barie
 

Un insecte a dévoré les buis

Chacun connaît ce château et ses fameuses broderies de buis imaginées par Le Nôtre et remis aux goûts du jour par Achille Duchêne, un paysagiste du XIXe siècle. Une petite bête ayant dévoré l'arbuste centenaire, il a bien fallu l'arraché. C'est donc Patrick Hourcade, un artiste contemporain, qui a imaginé ce nouveau motif composé de 400 plaques d'aluminium.

Mais cela déconcerte parfois les visiteurs. "Ce n'est que de la taule en inox, c'est découpé au laser. Avant ils faisaient tout à la main", raconte un visiteur. Un autre pense lui que : "c'est original". Et d'ajouter : "il ne faut pas que cela reste longtemps".
 

"Un lien très fort avec le passé"

"Rubans Éphémères" s'inspire des arabesques dessinées par le paysagiste de l'époque. Il fallait surtout respecter les lignes de fuite du jardin, ce qu'a parfaitement réussi l'artiste. "Il a finalement repris la ligne principale de cette broderie et l'a transformé grâce à un matériau moderne en une ligne très contemporaine mais qui a un lien très fort avec le passé. Donc on a cette heureuse surprise d'une inscription logique dans le paysage qu'est ce jardin", pense ainsi Alexandre De Vogüe.

Dans 5 ans, l'œuvre sera démontée et chacun pourra repartir avec un peu d'aluminium à 1.500 euros pièce. L'objectif étant de participer à la restauration du jardin.

Informations utiles :

Tarifs : 16,90 euros pour les adultes, 11 euros pour les mineurs de 6 à 11 ans et gratuit pour les enfants de moins de 6 ans.

Voir les tarifs complets ici.

A lire aussi

Sur le même sujet

A Versailles, le quartier des Chantiers entièrement rénové

Les + Lus