Adolescent tué à Bondy: deux frères présentés à un juge d'instruction

Aymane, 15 ans, a été tué par balle vendredi après-midi dans une maison de quartier dans la commune de Bondy (Seine-Saint-Denis). Deux suspects ont été déférés devant un juge pour assassinat. 

Messages en mémoire de l'adolescent de 15 ans tué à Bondy, le 28 février 2021, deux jours après le drame. ©BERTRAND GUAY, AFP
Messages en mémoire de l'adolescent de 15 ans tué à Bondy, le 28 février 2021, deux jours après le drame. ©BERTRAND GUAY, AFP

Les deux auteurs présumés du meurtre par balle du jeune Aymane, 15 ans, vendredi après-midi dans la commune de Bondy (Seine-Saint-Denis), ont été présentés lundi à un juge d'instruction à Bobigny.

Les deux prévenus, deux frères âgés de 17 et 27 ans, s'étaient présentés aux services enquêteurs samedi et avaient été placés en garde à vue. Le parquet a alors requis leur placement en détention provisoire.

 

Un différend depuis "près d’un an"

Aymane a été tué alors qu'il se trouvait à l'intérieur de l’Espace Nelson Mandela, une maison de quartier. Une balle – tirée de l'extérieur à travers l'entrebâillement de la boîte aux lettres de la porte du centre – a atteint le garçon à la poitrine, selon les premiers éléments de l'enquête. "Un différend opposait la victime et ses agresseurs depuis près d'un an sans que l'origine ne soit, pour l'heure, connue", avait rapporté le parquet samedi.

D'après des témoignages recueillis par l'AFP dans le quartier où vivait le mineur, des habitants affirment qu'il s'agit d'"une brouille" liée à une rivalité à la boxe, sport qu'Aymane pratiquait assidûment dans un club avant les restrictions sanitaires dues à la pandémie. Selon la même source, une première altercation avait opposé la victime et les deux mis en cause vendredi dans la maison de quartier. Puis le père d'Aymane était venu chercher son fils mais une seconde altercation l'avait opposé aux deux individus restés à proximité.

 

Rivalité à la boxe

Le père de l'adolescent, Ahmed Kaid, était présent. "Au moment où il (l'assaillant) a attrapé la porte, la directrice elle m'a dit c'est lui c'est lui, il ne faut pas ouvrir la porte", a-t-il témoigné au micro de France 3. L'assaillant "a vu mon fils qui était debout, il lui a donné une balle au thorax (...) Le dernier mot qu'il (Aymen) m'a dit c'est papa j'ai mal", a confié le père, qui a vu son fils mourir dans ses bras.

Aymane est le troisième adolescent ayant trouvé la mort en Île-de-France en une semaine, après les décès de deux jeunes de 14 ans dans l’Essonne – à Saint-Chéron (lundi) et Boussy-Saint-Antoine (mardi) – dans deux rixes distinctes entre bandes rivales.

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