Bobigny : la piste cyclable solaire sera-t-elle plus performante que l'hélioroute ?

Des dalles solaires destinées aux routes et pistes cyclables. / © CHARLY TRIBALLEAU / AFP
Des dalles solaires destinées aux routes et pistes cyclables. / © CHARLY TRIBALLEAU / AFP

La première piste cyclable solaire a été inaugurée à Bobigny, en Seine-Saint-Denis. Les dalles photovoltaïques qui la composent permettent d'alimenter l'éclairage de la piste. Sera-t-elle un succès après le fiasco de l'expérimentation des routes solaires ?

Par France 3 Paris IDF / VP

La piste est située le long du Canal de l'Ourcq à Bobigny. Sur une longueur d'une dizaine de mètres et une surface de 52m2 des dalles photovoltaïques recouvrent le sol. Elles permettent de capter l'énergie solaire. La piste accueille les vélos, les marcheurs et joggeurs.
 

L'électricité produite grâce à ces panneaux solaires alimentent l'éclairage sous le pont. L'énergie qui n'est pas consommée est stockée dans des batteries. Cette piste cyclable solaire aurait produit depuis le mois de janvier l'équivalent de la consommation électrique annuelle, hors chauffage, de 440 foyers.

Les hélioroutes n'ont toujours pas tenu leurs promesses

L'expérimentation est soutenue par le département de la Seine-Saint-Denis qui a investi 118.000 euros. A l'origine du projet Wattway, filiale du groupe Colas. L'entreprise n'en est pas à son coup d'essai. En Normandie, en Picardie, en Ardèche, en Occitanie, en Vendée, elle a déjà testé les routes un peu partout en France. Dans notre région également avec des teste menés dans les Yvelines ou encore dans les Hauts-de- Seine. Jusqu'à présent aucune n'a été concluante.

Le coût reste élevé. L'hélioroute inaugurée en 2016 en Normandie par Ségolène Royal a coûté 5 millions d'euros. Et la production d'électricité est inférieure à ce qui est prévu. A Boulogne-Billancourt dans les Hauts-de-Seine le manque de soleil a eu raison de l'innovation. Peut-être qu'une piste dédiée au circulation douces permettra de laisser passer plus de lumière. Mais il reste que ces dalles photovoltaîques posées au sol sont aussi plus exposées aux chocs, aux salissures quotidiennes et semblent avoir une durée de vie plus courte. 
 

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