Bobigny : un établissement religieux soupçonné de "communautarisme" fermé

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Écrit par Tom Rousset avec AFP

La préfecture de Seine-Saint-Denis ferme un établissement d'enseignement islamique à Bobigny en Seine-Saint-Denis. L'institut Tarbiya est soupçonné de communautarisme.

L'institut Tarbiya, un établissement d'enseignement islamique de la ville de Bobigny a été fermé a annoncé ce jeudi la préfecture du département de Seine-Saint-Denis.

Cette décision du préfet fait suite à un contrôle administratif ayant eu lieu mercredi. "De nombreuses irrégularités au regard de la réglementation d'accueil collectif des mineurs et de la sécurité incendie ont été relevées" a écrit la préfecture sur Twitter.

La préfecture reproche à l'institut Tarbiya, qui est hébergée au sein du Campus Formations et Métiers de Bobigny,  l'absence d'une autorisation préfectorale pour l'accueil des mineurs, le manque de formation des encadrants ainsi que de nombreux défauts concernant le projet éducatif et pédagogique.

La loi du 24 août 2021 contre le séparatisme

Par ailleurs, les agents de contrôle "ont pu constater que les activités exercées au sein de l'association relevaient manifestement de pratiques communautaristes. A ce propos, une source policière interrogée par l'AFP a évoqué "les tenues vestimentaires des garçons et des petites filles" ainsi que "des dessins où il n'y avait pas de visage." Ainsi, les agents de contrôle ont établi que les activités de l'association "étaient contraires aux valeurs de la République" portées par la loi du 24 août 2021 autrement appelée loi contre le séparatisme. Une loi qui porte entre autre sur la structuration de l'exercice des cultes religieux dans les lieux publics.  

 

 

La sécurité en jeu

D'importants manquements aux règles de sécurité ont également été constatés. Ceux-ci concernent les réglementations contre les incendies et en cas de mouvements de panique. 

La préfecture note un taux d'occupation des locaux non-conforme à la capacité d'accueil autorisée et déclarée.

Lors du contrôle, 80 enfants étaient encadrés par quatre adultes sans autorisation préfectorale a rapporté une source policière à l'AFP.