La police autorisée à utiliser des drones au-dessus des Lilas pour le deuxième week-end consécutif

Ce vendredi et jusqu'à lundi matin, la police pourra utiliser des drones dans le ciel des Lilas en Seine-Saint-Denis. Ceux-ci auront pour objectif de détecter les tensions entre bandes rivales. Un arrêté préfectoral avait déjà permis le vol de drones le week-end dernier. Cette décision fait suite au meurtre d'un jeune dentiste le 20 mai dernier.

La préfecture de police a autorisé pour le deuxième week-end consécutif l'utilisation de drones de vendredi midi à lundi matin au-dessus des Lilas en Seine-Saint-Denis. Une décision qui vise à éviter les affrontements entre bandes rivales après le meurtre d'un jeune dentiste le 20 mai.

L'arrêté préfectoral, pris vendredi, précise que ce dispositif de surveillance permet "de détecter les mouvements de jeunes munis d'armes qui seraient tentés d'évoluer d'une cité à l'autre pour en découdre". Déjà lors du week-end prolongé du 27 au 29 mai, les forces de l'ordre ont eu l'autorisation de contrôler, depuis le ciel, plusieurs quartiers des Lilas et de la commune voisine du Pré-Saint-Gervais.

Une marche blanche organisée samedi 

Pour lui rendre hommage, les proches du jeune homme organisent une marche blanche aux Lilas samedi après-midi. Rayane Lemmouchi, un chirurgien-dentiste de 25 ans, a été victime d'une agression mortelle dans la nuit du 20 au 21 mai.

Il rendait visite à ses cousins lorsque ces derniers ont été agressés par un groupe d'une dizaine de personnes, dont une qui a porté un coup de couteau, selon des sources proches de l'enquête. Originaire de Toulouse, venu étudier en région parisienne, Rayane Lemmouchi est "une victime fortuite" qui s'inscrit dans un contexte de rivalité ancienne entre bandes des Lilas, de Bagnolet et du Pré-Saint-Gervais, selon cette source.

À la suite de ce meurtre, un "match retour" s'est déroulé le 22 mai aux Lilas où une vingtaine de jeunes se sont battus, a indiqué une source policière.

Des victimes depuis plusieurs années 

En septembre 2021, Ibrahima, lycéen de 16 ans originaire de Bagnolet, avait été tué d'un coup de couteau à la poitrine dans la commune des Lilas en revenant d'un match de foot.

Avant lui, en 2019, Kewi, 15 ans, avait été mortellement poignardé aux Lilas en marge d'un cours d'EPS, sur fond de rivalité avec le quartier du Pré-Saint-Gervais où il vivait.

Avec AFP