Municipales : le RN retire son investiture à un candidat de Seine-Saint-Denis après des publications antisémites

Publié le Mis à jour le
Écrit par MT/AFP

Le Rassemblement national a retiré son soutien à un candidat pourtant investi aux élections municipales à Villepinte, en Seine-Saint-Denis. Alain Mondino avait relayé des publications à caractère antisémite et raciste.

"Nous avons retiré l'investiture il y a deux jours" à Alain Mondino, qui a aussi perdu sa fonction de délégué du RN dans la 11e circonscription de Seine-Saint-Denis, a expliqué à l'AFP le délégué départemental du parti dans ce département, Stéphane Jolivet.

"Sa candidature est toujours valide puisqu'il a déposé une liste mais elle n'est plus soutenue par le RN", a ajouté M. Jolivet, précisant que le candidat ne pourra plus utiliser le logo ou le RN sur les affiches et les bulletins de vote.  

Partage de plusieurs publications antisémites ou racistes

M. Mondino a notamment "liké" (apprécié) en début de semaine sur le réseau social russe VKontakte une vidéo antisémite selon laquelle le coronavirus aurait été mis au point par les juifs, parmi plusieurs publications controversées repérées par Tristan Mendès-France, maître de conférences à l'université Paris Diderot sur les cultures numériques.

L'ex-candidat RN a aussi relayé sur Twitter en 2018 une publication évoquant le "plan Kalergy", mythe de l'extrême droite radicale d'un projet "ethnocide européen".

"Nous sommes intraitables sur ce genre de choses. À partir du moment où il a enfreint les règles, il n'a plus le soutien du RN", a affirmé M. Jolivet, ajoutant qu'il n'était "pas responsable de ce que M. Mondino a fait" et soulignant que le RN "ne soutient pas du tout ce qu'il relaie".  

Une seule liste soutenue par le RN en Seine-Saint-Denis

Interrogé pour savoir s'il connaissait ses publications passées, M. Jolivet a répondu qu'il "ne suivait pas les tweets de tout le monde".

Le RN ne soutiendra donc en Seine-Saint-Denis qu'une liste à Noisy-le-Grand. En 2014, le FN (devenu RN) avait présenté deux listes.

Marine Le Pen a entrepris depuis son arrivée en 2011 à la tête du parti de "dédiaboliser" la formation des accusations passées de racisme et d'antisémitisme.
 
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