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500 kilos de cannabis dans un local de Saint-Denis : un ex-employé municipal condamné à huit ans de prison

Le 17 novembre 2016, la douane découvrait 500 kilos de résine de cannabis à l’intérieur d’un camion, qui venait de pénétrer le centre technique municipal de Saint-Denis (illustration). / © THOMAS WIRTH / AFP
Le 17 novembre 2016, la douane découvrait 500 kilos de résine de cannabis à l’intérieur d’un camion, qui venait de pénétrer le centre technique municipal de Saint-Denis (illustration). / © THOMAS WIRTH / AFP

Un ex-employé municipal de Saint-Denis vient d’être condamné mardi à huit ans de prison pour avoir fait entrer, il y a trois ans, une demi-tonne de cannabis dans un local municipal de la ville.

Par PDB/AFP

La décision est « très sévère », d’après l’avocat de l’ex-employé de Saint-Denis. L’ancien salarié en question – Cyril Ferrari, ainsi que deux autres hommes, ont reçu mardi des peines allant de huit à neuf ans de prison pour avoir fait entrer 500 kilos de résine de cannabis.

L’affaire remonte au soir du 17 novembre 2016. Alors qu’un camion venu d'Espagne – précédé d'une « voiture ouvreuse » - vient de pénétrer dans le centre technique municipal de la ville, les agents de la douane interviennent et interceptent le véhicule.
 

Plus d’un million d’euros de drogue

Cachée sous un chargement de fruits, ils découvrent alors dans le camion un peu plus d'un million d'euros de drogue.

Le chauffeur et l’homme au volant de la voiture, tous les deux pris sur le fait et en état de récidive légale, ont été condamnés à neuf ans de prison. Les trois individus, dont l’ex-employé municipal, vont par ailleurs devoir verser une amende douanière d'un peu plus d'un million d'euros, et 15 000 euros à la ville pour le préjudice subi.
 

« Ils se sont imaginés que les services de police n'iraient pas chercher là »

Me Matthieu Hénon, l’avocat de la municipalité, explique qu’« ils se sont imaginés que les services de police n'iraient pas chercher là ». Du côté du parquet, la procureure Pauline Bonnecarrère a estimé que l’« organisation rodée » derrière le trafic a « foulé aux pieds la démocratie de proximité ».

Cyril Ferrari, qui se serait enfui lors des faits avant d’être reconnu sur des images de vidéo-surveillance, continue de nier sa participation au trafic. De nombreux éléments semblent pourtant jouer contre lui, des brouilleurs, un traceur GSM et 95 000 euros en espèces ayant par exemple été découverts dans ses effets personnels et dans sa voiture.

L’ancien salarié est désormais révoqué.

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