Seine-Saint-Denis – Un lycéen radicalisé mis en examen pour terrorisme

Le jeune homme s'était réfugié dans l'islam radical sur internet. / © GERARD JULIEN / AFP
Le jeune homme s'était réfugié dans l'islam radical sur internet. / © GERARD JULIEN / AFP

Un adolescent de 16 ans originaire de Seine-Saint-Denis a été arrêté et mis en examen vendredi 12 avril pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle". Le jeune homme radicalisé possédait notamment des tutoriels détaillant des méthodes d'action terroriste.

Par MT/AFP

Le lycéen de 16 ans originaire de de Seine-Saint-Denis s'était "réfugié dans l'islam radical sur internet". Il a été arrêté cette semaine par les services antiterroristes et mis en examen vendredi, a-t-on appris dimanche de sources judiciaire et proche de l'enquête.

Selon les premières investigations, il ne montrait toutefois "pas d'éléments laissant présager qu'il s'apprêtait à passer à l'acte de manière imminente", a souligné la source proche de l'enquête.
 

"Islam radical sur internet"

L'adolescent, scolarisé, a été arrêté mercredi par les policiers de la Section antiterroriste (SAT) de la brigade criminelle avant d'être présenté vendredi à un juge qui l'a mis en examen pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle", a précisé une source judiciaire confirmant des informations du JDD. Il a été placé dans un centre éducatif fermé (CEF), conformément aux réquisitions du parquet de Paris.

Très actif sur les réseaux sociaux, le jeune homme semblait s'être "réfugié dans l'islam radical sur internet", selon la source proche de l'enquête. C'est la découverte d'éléments saisis chez lui lors d'une "visite domiciliaire", tendant à révéler un profil inquiétant, qui a conduit à son interpellation.
 

Tutoriels de méthodes terroristes

Les enquêteurs ont en effet retrouvé dans des supports numériques, notamment un ordinateur, des "tutoriels détaillant des méthodes d'action terroriste", des vidéos djihadistes et des "recherches sur internet concernant des militaires et la police, notamment la DGSI", a expliqué la source proche de l'enquête.

La section antiterroriste du parquet de Paris avait décidé d'ouvrir une enquête confiée à la brigade criminelle et à la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), à la suite de cette "visite domiciliaire" menée par des policiers, une procédure à l'initiative du préfet, sur autorisation d'un magistrat, qui a remplacé la perquisition administrative.
Le 25 mars, un jeune homme d'une vingtaine d'années, souffrant d'"une très forte instabilité psychiatrique" avait été arrêté en Seine-et-Marne, soupçonné d'avoir projeté d'attaquer une école maternelle ou un policier. Il avait été interpellé alors qu'il cherchait à se procurer des armes.
 

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