Attaque à la préfecture de Paris : un imam de la mosquée où se rendait Mickaël Harpon écarté

Des policiers rendent hommage le 9 octobre à leurs quatre collègues décédés dans l'attentat à la préfecture de police de Paris. / © MAXPPP
Des policiers rendent hommage le 9 octobre à leurs quatre collègues décédés dans l'attentat à la préfecture de police de Paris. / © MAXPPP

L'imam, fiché S, officiait dans la salle de prière de Gonesse fréquentée par Mickaël Harpon, auteur de l'attentat à la préfecture de police de Paris. La mosquée n'était "pas considérée comme salafiste".

Par MT/AFP

"Pour ne prendre aucun risque sur la nature des discours qui pourraient être tenus dans la salle de prière et pour apaiser le climat délétère qui règne à l'encontre de la communauté musulmane de Gonesse, l'association musulmane de Gonesse a négocié avec [ce dernier] avec qui elle est liée par un contrat de travail une rupture conventionnelle", a indiqué le maire de Gonesse, Jean-Pierre Blazy, dans un communiqué.

"L'imam n'assurera plus les prières quotidiennes à Gonesse et ce dès demain", est-il précisé. Cet imam qui assurait les prières mais sans prononcer de prêche "n'était pas l'imam référent de la mosquée", souligne le maire.

Mickaël Harpon, auteur de l'attentat à la préfecture de police de Paris, fréquentait cette mosquée.
 

Une mosquée "pas considérée comme salafiste"

Alors que l'enquête se poursuit pour tenter de comprendre si l'attaque du 3 octobre était le fait d'un coup de folie solitaire ou d'une radicalisation avec l'aide de complices ou d'inspirateurs, l'association musulmane de Gonesse a préféré mettre fin au contrat de cet imam, fiché S (comme Sûreté de l'État).

"Ni les dirigeants de l'association musulmane de Gonesse  (...) ni les fidèles, ni les services de l'État n'ont confirmé que des prêches radicaux auraient été prononcés au sein de la salle de prière de Gonesse", précise le maire.

Selon une source proche du dossier, la mosquée de la Fauconnière n'était "pas considérée comme salafiste".

L'assaillant, qui vivait à Gonesse, était converti à l'islam depuis une dizaine d'années et fréquentait des membres de la mouvance "islamiste salafiste", avait indiqué le procureur antiterroriste quelques jours après l'attaque.
 

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