Acrobate 94, l'enfant casse-cou du Val-de-Marne devenu star des réseaux sociaux

Le 13 juin, lors d'une manifestation contre les violences policieres, l'Acrobate 94 a escaladé un immeuble à mains nues en 45 secondes pour retirer une banderole déposée par des militants d'extrême droite. Ce grimpeur de l'extrême bien connu des réseaux sociaux est originaire du Val-de-Marne. 

Acrobat 94 compte un peu moins d'un million de followers sur les réseaux sociaux.
Acrobat 94 compte un peu moins d'un million de followers sur les réseaux sociaux. © L. Simondet
Sur la Place de la République où nous lui avons donné rendez-vous, impossible pour l'Acrobate 94 de passer inaperçu. Toutes les cinq minutes, des admirateurs viennent le féliciter de son exploit. Car le 13 juin, alors qu’il participait à une manifestation contre les violences policières, le jeune homme a grimpé à mains nues un immeuble de 6 étages en 45 secondes pour décrocher une banderole déployée par le groupe d’extrême droite Génération identitaire. « J’ai vu cette banderole avec un gros message de division et je me suis dit qu’il fallait monter pour nous défendre parce qu’on se sentait impuissant en bas », raconte le garçon originaire du Val-de-Marne. « J’ai pris mon courage à deux mains et attrapé une gouttière, puis je suis passé de balcon en balcon », jusqu’au toit où il décroche la banderole sous les applaudissements de la foule. « C’était extraordinaire, » raconte-t-il avec fierté assurant qu’il recommencerait sans hésitation.
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Vous m’avait beaucoup demander la montée 💪🏼 La voila 😘

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A peine a-t-il fini de nous raconter son ascension, qu’un autre passant lui réclame une photo. Acrobate prend la pose sans jamais donner l’impression de se lasser. « Ça fait plaisir. Les gens demandent encore plus des photos en province ! ».  Sa notoriété date de bien avant son exploit du 13 juin. Cet adepte des sensations fortes s’est fait connaître en publiant des vidéos sur les réseaux sociaux. « Un jour j’ai fait une vidéo en motocross déguisé en père noël, ça a buzzé et j’ai continué ».

A 28 ans, l'Acrobate a fait de la quête de l’adrénaline son métier. Moto-cross, saut à l’élastique, roller. Sa page Youtube compte 393 000 abonnés, son compte Instagram frôle le million de followers. Sur ses premières vidéos en 2014, on le voyait chevaucher sa moto sur les autoroutes du Val-de-Marne. Debout, sur la roue arrière, sans casque. Des vidéos à donner des crises cardiaques aux prédicateurs de la sécurité routière. Mais aujourd’hui, la pratique de la moto-cross est plus encadrée. En France, Acrobate se limite désormais aux circuits, plus sécurisés ou sur les routes mais à l’étranger, assure-t-il. Ce fou d’adrénaline se dit même « rangé » et rappelle l’importance de la prévention aux jeunes qu’il croise. « Entraine toi et n’oublie pas de mettre les protections !», conseille-t-il à Tristan, 13 ans, un skate tout neuf sous le bras. Mais le jeune adolescent lui fait remarquer qu’il ne porte pas toujours de casque. « Oui mais ce n’est pas un exemple ! », concède Acrobate. Rangé, pas tout à fait. 
 
Acrobat 94 a grandi à Chevilly-Larue dans le Val-de-Marne, malgré son succès, il n'a pas quitté le département.
Acrobat 94 a grandi à Chevilly-Larue dans le Val-de-Marne, malgré son succès, il n'a pas quitté le département. © L. Simondet

Avant de devenir un youtubeur reconnu pour son amour du risque, l'Acrobate était un petit garçon déjà bien casse-cou. C’est à Chevilly-Larue dans le Val-de-Marne qu’il a commencé ses acrobaties et qu’on lui a attribué son surnom. « Quand j’étais petit, j’ai commencé avec le cirque, j’ai découvert les flips, les saltos et en grandissant j’ai découvert d’autres sports, le vélo, le bmx, le roller puis la moto et le surf, aujourd’hui je suis vraiment dans tous les sports extrêmes. », détaille-t-il. « J'aime les sensations que ça procure, le bruit du moteur, les vibrations, c'est un sport qui demande beaucoup de risques, de l'effort aussi. », explique-t-il. 

Son ami d’enfance Jolve a fait les 400 coups avec lui. « Ca fait longtemps qu’on se connait, il a toujours été casse-cou, il était toujours un niveau au-dessus des autres, c’était un level qu’on pouvait plus suivre. », se souvient-il. Une enfance à jouer avec le danger qui lui a coûté quelques blessures dont un nez cassé dès 8-9 ans après une descente en roller.

Aujourd’hui, le petit gars de Chevilly-Larue voyage dans le monde entier pour réaliser ses vidéos mais vit toujours dans le Val-de-Marne. Son rêve désormais: une carrière dans le cinéma comme cascadeur.  
 
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