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Alfortville : un journaliste « brutalisé et arrêté » au cours d’une manifestation de sans-papiers

Le journaliste Taha Bouhafs a été interpellé mardi à Alfortville, au cours d'un reportage (illustration). / © IP3 PRESS/MAXPPP
Le journaliste Taha Bouhafs a été interpellé mardi à Alfortville, au cours d'un reportage (illustration). / © IP3 PRESS/MAXPPP

Taha Bouhafs, journaliste pour "Là-bas si j'y suis", a été arrêté et placé en garde à vue mardi au commissariat d’Alfortville, au cours d’un reportage. Le média indépendant dénonce une interpellation violente.

Par France 3 Paris IDF

D’après son employeur, le reporter a été « brutalisé ». Taha Bouhafs, journaliste pour Là-bas si j'y suis et par ailleurs militant antiraciste, a été arrêté pour « outrage et rébellion » au cours d’une manifestation de travailleurs sans-papiers devant l'agence Chronopost d'Alfortville, dans le Val-de-Marne.

Toujours selon le journal en ligne, Taha Bouhafs a « subi des violences ». David Guiraud, militant pour La France Insoumise, a diffusé une vidéo de l’interpellation et évoque une « épaule déboitée ». Le média indique par ailleurs que « tout au long de son interpellation [le reporter] a fait état de sa qualité de journaliste en exercice ».

Un militant également interpellé

Comme le raconte France Bleu Paris, Christian Schweyer, porte-parole du CTSPV (Collectif des travailleurs sans papiers de Vitry-sur-Seine) a également été interpellé et placé en garde vue.

Selon nos confrères, « des échauffourées ont éclaté hier après-midi après que les syndicats ont décidé d'installer des tentes dans la cour de l'agence Chronopost », avant que la sécurité sur place décide de faire appel à la police

Une manifestation pour demander la régularisation de travailleurs sans-papiers

Pour ce qui est de la manifestation, les travailleurs sans-papiers – qui travaillent actuellement, ou ont travaillé par le passé pour Chronopost – demandent à la filiale du groupe La Poste de permettre leur régularisation.

Les deux hommes étaient toujours en garde à vue, mercredi en début d’après-midi. Pour « défendre la liberté de la presse », Là-bas si j'y suis appelle à manifester ce mercredi soir à 18h devant le commissariat d'Alfortville.
 

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