Ivry-sur-Seine : les anciens résidents de la cité Gagarine lui disent adieu avant sa démolition

Le visuel du dernier album de PNL, "Deux Frères", installé sur la façade des bâtiments où les rappeurs du groupe ont grandi, dans la cité Gagarine à Ivry-sur-Seine. / © LIONEL BONAVENTURE / AFP
Le visuel du dernier album de PNL, "Deux Frères", installé sur la façade des bâtiments où les rappeurs du groupe ont grandi, dans la cité Gagarine à Ivry-sur-Seine. / © LIONEL BONAVENTURE / AFP

60 ans après sa construction, Ivry et les anciens résidents de la cité Gagarine disent adieu aux fameuses briques rouges ce samedi. La barre d'immeubles, symbole de la banlieue rouge et de l'urbanisme ouvrier, s’apprête à être démolie.

Par France 3 Paris IDF / CB / AFP

Les premiers coups de pelleteuse ont été donnés dans la matinée. Près de 5 000 personnes étaient attendues ce samedi pour dire adieu à la cité Gagarine à Ivry-sur-Seine, symbole de la banlieue rouge aux portes de Paris.
Parmi le public, d’anciens résidents ont fait le déplacement pour revoir la barre aux briques rouges au cours d’une cérémonie solennelle. De nombreuses animations sont aussi prévues tout au long de la journée, avant de quitter une toute dernière fois la cité fantôme.

Un symbole de l’urbanisme social et de la banlieue rouge

Les immeubles, construits avec une architecture particulière en forme de T, datent de 1963. Ils avaient été inaugurés en personne par le Soviétique Youri Gagarine, premier cosmonaute à avoir effectué un vol dans l'espace dans l’histoire de l’Humanité.

L’ensemble, moderne à l’époque, est vite devenu un emblème de l’urbanisme social des mairies communistes, permettant aux ouvriers d’accéder à un confort auquel ils étaient jusqu’ici privés.

Un écoquartier à la place de la cité

Haute de 13 étages, la barre – devenue vétuste au fil du temps – sera détruite en douceur. Pas d'explosion spectaculaire : le chantier s'étalera en effet sur 16 mois et laissera place à un écoquartier. Celui-ci devrait accueillir 1 400 logements, dont 30 % en locatif social.

Pour ce qui est des quelques centaines d’habitants qui habitaient encore il y a peu les lieux, le maire PCF Philippe Bouyssou indique que tous ont été relogés à Ivry-sur-Seine. A noter par ailleurs qu’un film est actuellement tourné dans la cité, afin de documenter la démolition et de garder un souvenir des lieux sur pellicule.

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