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A Villejuif (94), la veuve de Georges Marchais saisit la justice pour conserver sa mémoire

A Villejuif, la nouvelle municipalité UMP veut débaptiser le parvis Georges Marchais. La veuve du dirigeant communiste des années 70-80 en appelle désormais à la justice pour conserver la mémoire de l'homme politique.
© Eric Feferberg/AFP Photos
Liliane Marchais, la veuve du dirigeant communiste a adressé un courrier au nouveau maire (UMP) de Villejuif pour l'informer de sa démarche devant le tribunal administratif de Melun pour contester la décision de la municipalité de débaptiser le parvis Georges Marchais.
« Alors que nos concitoyens demandent à leurs élu(e)s de créer les conditions du "vivre ensemble", de trouver des solutions rapides à la crise, d'améliorer leur quotidien, vous semblez persister à vous acharner sur un homme, une histoire, qui ne vous conviennent pas » écrit Liliane Marchais.

En décembre dernier, le conseil municipal de Villejuif, fief communiste depuis 1925, pris par l'UMP Franck Le Bohellec aux dernières élections, a voté une délibération qui remplace le "parvis Georges-Marchais" par le "parvis Georges-Mathé", célèbre cancérologue gaulliste fondateur, en 1961 à Villejuif, de l'Institut du cancer et d'immunogénétique (ICIG), qu'il a dirigé jusqu'en 1990.

« Cette opposition n'a aucun sens et les deux familles la refusent », poursuit la veuve de celui qui fut député de la première circonscription du Val-de-Marne, dont dépend Villejuif, de 1973 à 1997. Elle rappelle que Catherine Gaston-Mathé, l'épouse du médecin, souhaite "qu'une solution soit trouvée pour honorer les deux Georges et rassembler ainsi toutes les sensibilités françaises".

Face au silence de la mairie, Liliane Marchais a donc saisi le tribunal administratif de Melun et écrit au préfet du Val-de-Marne pour s'indigner de cette « volonté de faire disparaître la mémoire d'un homme, d'un élu de la nation et avec lui, la mémoire collective et l'histoire d'un territoire de la banlieue ».

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