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Valérie Pécresse : humaine, trop humaine

© Dominique Faget/AFP Photos
© Dominique Faget/AFP Photos

Le fils de Valérie Pécresse a été arrêté en possession de 3 grammes de cannabis. Les réseaux sociaux se moquent. Ne faut-il pas y voir la part d'humanité des politiques ?

Par Daic Audouit

Le fils de Valérie Pécresse a donc été arrêté en possession de 3 grammes de cannabis. 

Certes, ce garçon est tout juste majeur mais on peut se demander si chaque personne interpellée en France pour possession de cette drogue a droit à son article de journal. 

Bien sûr que non. Les célébrités ont un traitement de faveur. Sauf que c'est une notoriété rapportée et que ce garçon n'a pas choisi le destin de sa mère. Une mère qui dans sa communication politique n'a jamais abusé des photos de famille. Et pour la suivre depuis plus de 15 ans, je n'ai jamais vu sa famille à un de ses meetings. En tout cas jamais publiquement au premier rang. 

Cette information a néanmoins un sens. On appelle cela l'ironie de l'histoire. La présidente de la région Ile-de-France qui a fait de la lutte contre le cannabis dans les lycées, un des axes de sa campagne a un fils qui en consomme. Comme beaucoup de jeunes. 

Et twitter de railler. Avec derrière ce ricanement, l'idée que la fumette et le décrochage scolaire ne sont pas des sujets majeurs si graves. Ca c'est affaire d'opinion. 

Pendant la campagne, on a beaucoup accusé Valérie Pécresse de courir après le FN en proposant cette idée de tests salivaires pour détecter la prise de cannabis. Une proposition aux contours très flous et à la mise en oeuvre problématique mais qui assurait une posture de radicale intransigeance.

Certains n'y voyaient que le calcul politique, c'était peut-être le désarroi d'une mère. Et après coup, les accents de Valérie Pécresse pour défendre sa mesure se parent d'une sincérité totale. 

Vous me direz que la vie personnelle n'est pas forcément une bonne conseillère pour gouverner, mais on accuse tellement les politiques d'être hors sol. 

Vous me trouverez naïf et même un peu niais. Sans doute. Mais l'ironie naturelle et même souhaitable pour déminer les communications politiques laisse place en moi ce matin à un sentiment de bienveillance. 

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