Vigneux-sur-Seine : recueillement des proches de Romain, tué par un policier lors d'une course-poursuite à Paris

Une marche blanche était organisée ce samedi entre Vigneux-sur-Seine et Draveil (Essonne). Environ 150 personnes sont venues rendre hommage à Romain, 26 ans, tué par un policier lors d'une course-poursuite à Paris.

Environ 150 personnes se sont réunies ce samedi pour rendre hommage à Romain, tué à Paris dans la nuit du 14 au 15 août.
Environ 150 personnes se sont réunies ce samedi pour rendre hommage à Romain, tué à Paris dans la nuit du 14 au 15 août. © France 3 IDF / N. Bappel
Sur de nombreux t-shirts, en lettres azur, un message : "justice pour Romain". Dans la nuit du 14 au 15 août dernier, ce jeune homme de 26 ans a été tué par un policier à Paris après avoir tenté de se soustraire à un contrôle de police. Ce samedi, environ 150 personnes - famille et amis - se sont rassemblées pour une marche blanche de 3,5 km entre Vigneux-sur-Seine (Essonne) et Draveil, où il habitait.
 
"Je vous remercie d'avoir rendu hommage à Romain dans la dignité et dans le calme", a déclaré son père, des sanglots dans la voix. La famille n'a pas souhaité faire de commentaire. "Même si Romain a commis une erreur, on ne peut pas tuer les gens pour si peu", s'est exclamé Antoine Barroso, un ami de son beau-père. "On tue un gamin pour un phare cassé, c'est du délire", a-t-il ajouté.
 
Selon les premiers éléments de l'enquête en cours, la course-poursuite s'est engagée après que son fils, qui roulait sans permis, a pris la fuite devant un contrôle. Le policier impliqué a alors décidé de le prendre en chasse à l'arrière du scooter d'un particulier. Il affirme avoir tiré pour sauver ce dernier, alors que Romain repartait en marche arrière rue Condorcet, dans le 9ème arrondissement.
 
Marche blanche Vigneux

Le fonctionnaire, âgé de 23 ans, a été mis en examen pour "violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner par personne dépositaire de l'autorité publique". Il lui est également interdit d'exercer. En février, la victime avait été condamnée notamment pour "conduite malgré une annulation de permis". L'enquête a été confiée à la police judiciaire et à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN).
 
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