Yvelines : des collectifs d’habitants du plateau du Chesnay protestent contre le nouveau plan de circulation des bus

Les habitants de Chesnay-Rocquencourt se mobilisent contre la refonte du réseau de bus Phébus. / © DR
Les habitants de Chesnay-Rocquencourt se mobilisent contre la refonte du réseau de bus Phébus. / © DR

Un nouveau plan de circulation des bus est mis en place ce lundi à Versailles et dans les communes voisines. Des passages plus fréquents qui ne sont pas au goût des habitants du plateau du Chesnay, qui se sont rassemblés ce matin, dénonçant notamment des risques pour la sécurité des écoliers.

Par SMl

Ce lundi dès l’aube, ils étaient une cinquantaine d’habitants du plateau du Chesnay, dans les Yvelines, à se rassembler pour protester contre le projet de refonte du réseau de bus Phébus, mis en place pour la première fois ce lundi 26 août. Les collectifs du plateau Saint-Antoine et de l'avenue Dutartre dénoncent d’une même voix un projet réalisé sans concertation avec les habitants, présentant notamment des risques pour la sécurité des enfants de la zone, selon eux.

Le réseau de transports publics de Versailles et des communes environnantes renforce les passages de ses bus dans cette zone. Les horaires de passage sont élargis : en moyenne, un bus passe désormais toutes les minutes de 5h30 à 1h30. Cette mesure devrait également engendrer la suppression de places de stationnement dans l'avenue Dutartre. Des changements qui déplaisent aux habitants de ces quartiers résidentiels.
 
Une cinquantaine d'habitants se sont rassemblés ce lundi matin pour protester contre la refonte du réseau de bus à Chesnay-Rocquencourt. / © DR
Une cinquantaine d'habitants se sont rassemblés ce lundi matin pour protester contre la refonte du réseau de bus à Chesnay-Rocquencourt. / © DR
«Les nouveaux réseaux sont très mal tracés, s’insurge Jérôme Chevillotte, membre du collectif du plateau Saint-Antoine. Il y a une concentration de la circulation autour du plateau Saint-Antoine, alors que d’autres quartiers, auparavant desservis, ne le sont plus du tout. D’autre part, le quartier n’est pas dimensionné pour permettre le passage des bus en double-sens. C’est un danger pour les 4000 élèves de la zone qui circulent à vélo ou en trottinette.»

"Non à l'autoroute urbaine sur le plateau de Chesnay"

Mécontents de la situation, les riverains ont alors tenté d’entamer un dialogue avec le maire LR de la commune du Chesnay-Rocquencourt, Philippe Brillault. Sans succès. «Nos relations avec le maire sont inexistantes : il refuse de nous recevoir. Nous communiquons par communiqués de presse interposés. En tant qu’administrés, nous souhaitons pourtant dialoguer avec lui», soupire Jérôme Chevillotte.

Déterminés, les collectifs du plateau Saint-Jean et de l'avenue Dutartre ont lancé une pétition en ligne, intitulée «Non à l'autoroute urbaine sur le plateau de Chesnay», qui a recueilli pour l’heure environ 1300 signatures. Deux procédures administratives en référé ont également été lancées pour faire cesser momentanément le projet, en attendant un examen sur le fond. La décision devrait être rendue début septembre.

"Il y a deux types de population : ceux qui ont envie de se faire Brillault et ceux qui veulent trouver de vraies solutions"

Le maire, Philippe Brillaut, dénonce quant à lui une caballe politique en vue des élections municipales de 2020. «Il y a deux types de population : ceux qui ont envie de se faire Brillault et ceux qui veulent trouver de vraies solutions, martèle l'élu de la commune. Ce dossier n'a pas été traité comme il le fallait et on se donne un mois pour trouver des solutions alternatives. Je suis ouvert au dialogue, mais quand on attaque la ville par deux procédures en référé pour bloquer 95% de la population, j'estime que ce n'est pas légitime
 

 

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