Nantes : un réseau de proxénètes démantelé

Publié le Mis à jour le
Écrit par Fabienne Béranger avec Christophe Turgis

Un réseau de proxénétisme qui opérait sur Nantes et Stains en Seine-Saint-Denis vient d'être démantelé par la police.

Dans cette affaire, cinq personnes ont été mises en examen pour proxénétisme aggravé, bande organisée, traite d'êtres humains et association de malfaiteurs. Elles ont été placées en détention. Deux de ces personnes étaient à Nantes, les trois autres opéraient depuis la région parisienne. A la tête de ce réseau, trois femmes et leurs compagnons. 



Une dizaine de filles "travaillaient" pour ce réseau à Nantes du côté du boulevard Bellamy et du rond-point de Rennes. Il s'agit d'un réseau de proxénétisme nigérian.



La police a pu procéder à ce démantèlement à partir d'observations sur le terrain faites dès 2010. L'enquête a démarré quand une dizaine de jeunes filles est arrivée dans les rues nantaises. Police Judiciaire et Sureté Départementale ont remonté la filière pour aboutir à Stains en Seine-Saint-Denis chez un couple de personnes dont rien ne laissait penser quelles pouvaient se trouver à la tête d'un réseau de proxénétisme.



Une affaire de femmes

La femme tenait le rôle de Mama pour les jeunes femmes, autrement dit, elle assurait un rôle central entre leur pays d'origine, le Nigéria, et leur présence sur le sol français. Les jeunes filles lorsqu'elles ont quitté leur pays n'avaient pas idée de ce qui allait survenir ici. Sous l'emprise de rites "vaudous" elles doivent par "contrat" s'acquitter d'une dette de 40 à 60 000 euros qu'elles font parvenir semaine après semaine par virement au Nigéria.

Cette Mama était secondée à Nantes par une seconde mama et la sœur de celle ci. Un homme à Stains et un second à Nantes, le compagnon de la seconde Mama sont associés à ce réseau. Pour avoir participer par exemple l'établissements de faux documents permettant le maintient des jeunes filles sur le sol français.



La maison propriété du couple de Seine-Saint-Denis a été saisie. L'argent envoyé au Nigéria aurait déjà été investit dans des affaires immobilières.



C'est la troisième affaire de réseau de proxénétisme révélée par la Police nantaise en quelques années, un réseau nigérian, puis un second d'origine roumaine avaient été démantelés avant cette nouvelle affaire.

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