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Pourquoi sommes-nous des malades du Bac

Une image de la mythologie française : le jour du Bac. / © FREDERICK FLORIN /AFP
Une image de la mythologie française : le jour du Bac. / © FREDERICK FLORIN /AFP

En France on a pas de pétrole, mais on a le Bac. Aujourd'hui sans Bac, pas de formation supérieure. Pourquoi cette exception française nous pénalise, comment s'en sortir ? 

Par Xavier Collombier

Passe ton Bac d'abord

Lionel Jospin, ministre de l'éducation Nationale de François Mitterrand, avait un voeu pieu, "faire passer le Bac à 80 % d'une même classe d'âge". Objectif atteint aujourd'hui. Nous n'avons jamais eu autant de bacheliers, nous n'avons jamais eu autant de jeunes chômeurs. Au risque de dévaloriser l'apprentissage, nous restons coûte que coûte attachés à ce satané diplôme, sauve-conduit vers pas grand chose.
Il y a le mythe de la méritocratie française, les meilleurs d'entre nous à force de travail et de sélection décrocheront une mention, porte-ouverte vers la classe prépa, et l'aristocratie républicaine. La machine est en panne, mais rien n'y fait. 
Au nom de ces valeurs, les lycées continuent d' afficher leur taux de réussite au Bac. Un jeune blogueur de 16 ans sur le web répète la même phrase qu'un lycéen pressé des années 80. 

le bac ce n'est qu'un gros business? Evidemment non, mais on ne va pas se mentir: cet examen ne fait pas tout. Les futurs bacheliers connaissent bien souvent déjà leur future école avant de rentrer dans la salle d'examen et se doivent juste d'assurer aux exams afin de confirmer leur inscription. Et comme diront tous les profs, si on travaille bien toute l'année, le bac... on l'a! Alors tout ce cirque est-il donc vraiment utile?


Passer son Bac après l'heure


À Nantes, le lycée Saint-Félix offre une expérience unique en France. Donner la possibilité de décrocher le sésame obligatoire à ceux qui ont passé l'âge limite dans notre pays malade des diplômes. Ces lycéens qui prennent des cours du soir au lycée se voient gratifier d'un taux de réussite à 90%. Un taux placardé comme les autres sur le site internet de cet établissement privé.
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Passer son Bac en cours du soir
Reportage E Jousset, A Roper et S Goubil.

Le Bac sacré

Il coûte cher à mettre en oeuvre. Il ne garantit rien. Mais il a ses afionados. En 2011, Jean-Michel Leost, président de la Société des agrégés défendait ce diplôme, ce mythe.

Par son caractère national, il constitue un rempart contre l'arbitraire et épargne aux candidats l'injustice de notes qui se fonderaient sur d'autres critères que la seule lecture et la seule correction de leur copie. Enfin, il a une valeur symbolique d'initiation qui incite les élèves à l'effort et au travail.

Le principal syndicat enseignant le SNPDEN-Unsat, quant à lui, a fait preuve la semaine dernière d'un réalisme qui l'honore. Le Bac coûte à la Nation 1,5 milliard d'euros

"L'utilité" de l'examen "symbolique", est de "déceler les 55 000 à 60 000 candidats qui ne l'obtiendront pas (...) 1,5 milliard pour refuser l'accès à l'enseignement supérieur à 60 000 élèves (...) Ces ressources seraient peut-être mieux employées".

 

Ils ne l'ont pas eu

  • Zidane
  • Tsonga
  • Loeb
  • C Estrosi
  • F Pinault
  • Michel Drucker
  • JP Foucault
  • Alain Delon
  • Michel Denisot

Au rattrapage

  • N Sarkozy



 




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