Saint-Georges-de-Pointindoux : la mère et son compagnon suspectés du meurtre et d'actes de barbarie sur la fillette de 4 ans

Le couple et la petite fille originaire du Val de Marne avait déménagé il y a un mois en Vendée. / © France 3 Pays de La Loire
Le couple et la petite fille originaire du Val de Marne avait déménagé il y a un mois en Vendée. / © France 3 Pays de La Loire

Morte par strangulation, la fillette de 4 ans aurait été victime également d'actes de torture. Morsures, brûlures ont été constatées lors de l'autopsie. Le procureur demande au juge d'instruction la mise en examen de la mère et de son compagnon.

Par Xavier Collombier

Le résultat de l'autopsie

L'autopsie réalisée à Nantes à l'institut médico-légal, mardi sur le corps de la fillette, est sans appel "le décès de l’enfant est dû à une strangulation et est intervenu dans la journée du dimanche", précise le communiqué du procureur de la Roche-sur-Yon Hervé Lollic. Le corps de l'enfant présentait de traces de brûlures, de coups, des morsures. "Ces violences sont échelonnées dans le temps et ont été commises depuis environ 7 jours." explique Hervé Lollic.

La garde à vue

Comme nous vous le précisions, dès hier soir, la mère a très vite reconnu pendant sa garde à vue les actes de violence. Elle reconnaît également la strangulation mais réfute avoir voulu lui donner la mort. "Les coups sont reconnus par la mère et son compagnon qui les justifient par la turbulence et les désobéissance multiples de la fillette. ils se rejettent la responsabilité des brûlures, provenant selon eux, de douches brûlantes données par punition. Les morsures sont reconnues par la mère, qui explique avoir aussi puni sa fille de cette façon" écrit le Procureur de la République.

Présentation au juge d'instruction

Le couple a été déféré au parquet à l'issu de la garde à vue et va être présenté au juge d'instruction. Le procureur demande une mise en examen pour meurtre sur mineure de 15 ans et d’actes de tortures ou de barbarie sur mineure. Un meurtre passible des assises, avec des peines de prison allant jusqu'à la réclusion à perpétuité.

A lire aussi

Sur le même sujet

Eau et pesticides : la situation des Pays de la Loire

Les + Lus