Coronavirus et confinement : en Loire-Atlantique et en Vendée, les vacances sous surveillance

Alerte aux faux gendarmes : Aucune demande de paiement en liquide ne doit vous être réclamée ! / © France 3 Pays de la Loire
Alerte aux faux gendarmes : Aucune demande de paiement en liquide ne doit vous être réclamée ! / © France 3 Pays de la Loire

Confinement ne rime pas avec vacances sur le littoral des Pays de la Loire. Les préfets des deux départements du littoral veulent éviter l'afflux notamment de résidents secondaires en renforcant contrôles et restrictions. En vacances pas de départs !

Par Vincent Calcagni

L'Académie de Nantes, en zone B, ne sera officiellement en congés qu'à partir du 11 avril mais les deux préfets, de Loire-Atlantique et de Vendée, visent clairement les congés de la zone C qui démarrent dès ce vendredi 3 au soir. Avec notamment l'Académie de Paris qui est en congés jusqu'au 20 avril.

En conséquence, le bâton est de rigueur pour faire respecter au mieux les mesures de confinement.
 


"Le confinement, ce n’est pas les vacances. Quitter sa résidence principale pour rejoindre une résidence secondaire à l’occasion des congés n’est pas un déplacement autorisé", rappelle la préfecture de Vendée.

Dans le département vendéen, l'accès à l'Ile d'Yeu par bateau est interdit aux résidents secondaires depuis le 16 mars. Il faut montrer sa carte de résident permanent pour monter à bord. Seule exception pour "les activités nécessaires à la continuité de la vie et de l'activité sur l'île". 
En Vendée toujours, les locations saisonnèrres sont interdites sur toutes les communes du littoral par arrêté en date du 20 mars. Enfin, il est rappelé qu'il est interdit de se promener sur la plage ou en forêt bordant le littoral pour tout le monde.
 "Le préfet de la Vendée en appelle à la responsabilité de tous. Chaque jour, chaque heure compte pour sauver des vies et pour appuyer les efforts des personnels soignants en première ligne de la guerre contre le Covid-19", conclut la préfecture.


En Loire-Atlantique, mêmes consignes

Le préfet de Loire-Atlantique a également décidé d'interdire toute location saisonnière ainsi que "les mises à disposition gracieuses de logements et hébergement non affectés à l’habitation principale et ne constituant pas le lieu de confinement". Une interdiction qui concerne toutes les communes du littoral du département. Et qui est valable jusqu'au 15 avril. 

"Il est indipensable de rester chez soi pour éviter la propagation du virus d’une région à l’autre. Je sais que c’est une contrainte inédite de plus que nous demandons à chacun. Limiter les contacts, c’est l’affaire de tous", précise Claude D'Harcourt, le préfet de Loire-Atlantique.

Dés ce vendredi 3 avril, un renforcement des contrôles "de jour comme de nuit, sur des points stratégiques (péages, axes routiers principaux et secondaires, gares et entrées de ville et particulièrement aux abords des zones balnéaires)" est à l'ordre du jour. Pour ce faire les policiers et les gendarmes seront plus nombreux sur le terrain. 

En cas de non respect par les vacanciers de ces décrets relatifs au déplacement, il leur sera appliqué l'amende réglementaire de 135 euros. Les forces de l'ordre leur demanderont en plus de faire demi-tour.

Sur les quinze derniers jours la préfecture de Loire-Atlantique annonce d'ailleurs avoir effectué 88 000 contrôles de déplacement et relevé 5950 infractions. Des chiffres qui sont en baisse, ce qui semble indiquer que les mesures sont mieux respectées.

Toujours en Loire-Atlantique, les moyens sont renforcés afin de faire respecter le confinement par tous les arrêtés prefectoraux en cours (fermeture des plages, des forêts, accès aux lacs et aux cours d’eau, aux parcs et aux jardins publics). 

Attention aux contrevenants car les forces de l'ordre ne seront pas forcément visibles. Un hélicoptére de la gendarmerie et des drônes sont sur le terrain. Et pas forcément prévisibles: les routes secondaires sont également surveillées avec même des détecteurs de chaleur pour des contrôles de nuit.

Enfin les liaisons ferroviaires avec les lieux de vacances possibles sont interrompues. Il n'y a donc pas de surveillance supplémentaire dans les gares de la région. 


►Notre reportage en vidéo
Élodie Soulard, Denis Leroy, Christophe François et Sophie Boismain




 

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