Coronavirus : en Pays de la Loire, les transports en commun jouent la carte de la solidarité avec les soignants

Les transports publics du Mans et de Nantes, comme ceux des autres préfectures de la région, s'adaptent à la crise sanitaire. / © MaxPPP
Les transports publics du Mans et de Nantes, comme ceux des autres préfectures de la région, s'adaptent à la crise sanitaire. / © MaxPPP

Ceux qui ne sont pas confinés doivent pouvoir circuler. Les différentes régies de transport public des Pays de la Loire s'organisent pour répondre aux demandes, tout en réduisant leur offre pour protéger leurs usagers et leurs salariés. Petit tour d'horizon...

Par Yann Ledos

Plus de navettes pour l'aéroport, des services qui s'amenuisent, les transports de Nantes s'adaptent face au risque de propagation du coronavirus. Le réseau Tan fait aussi un geste en direction du personnel hospitalier, en proposant des trajets adaptés.
Au Mans, la Setram a établi un plan de circulation de ses bus et trams selon les modalités "dimanche et jours fériés" et a supprimé les transports en soirée. 

A la demande des services hospitaliers, le réseau manceau a annnoncé vendredi dernier d'augmenter ses dessertes sur certaines lignes du tramway et du bus tempo. 

Ce mercredi, Stéphane Le Foll, le maire du Mans, a demandé à la Setram de mettre à disposition des personnels soignants du CH du Mans "de pouvoir utiliser gratuitement les vélos à assistance électrique de la Setram, par une mise à disposition pendant toute cette période de crise sanitaire". Pour cette mise à disposition, les soignants et personnels peuvent contacter la Setram à l'adresse location.velos@setram.fr

La ville d'Angers, elle, a fait le choix de privilégier le transport des personnels de soins. Le réseau Irigo a réduit la fréquence de ces tramways et bus et restreint leur amplitude horaire, sauf pour les soignants.

Sur présentation d'un justificatif et sur simple demande, leur trajet est gratuit sur des plages horaires adaptées aux horaires décalés.
Autre démarche solidaire sur le territoire, celle de la start-up Pony, basée à Angers, et qui développe des locations de vélos et de trotinettes à assistance électrique un peu partout en France : le service de location est maintenu mais la jeune société demande à ses clients de privilégier la location longue durée de leur destrier (entre une semaine et un mois). Une réduction de 50% est actuellement en vigueur.

À Cholet, dans le Maine-et-Loire, le réseau Choletbus s'est aussi mis au diapason : réduction du nombre de véhicules et gratuité des transports pour tous.
Plus compliqué en Vendée, pour le réseau de transport de La Roche-sur-Yon, les bus fonctionnent en mode très réduit, uniquement sur réservation en fonction des lignes. Attention pour les voyageurs impulsifs : les réservations sont à effectuer avant 17h la veille du déplacement auprès de l'Espace Impulsyon au 02 51 37 13 93.

À Laval, le réseau Tul a supprimé plusieurs lignes et les liaisons en soirées et le dimanche. Mais c'est surtout le service Tulib, qui permet de desservir les quartiers de la ville qui n'ont pas de lignes de bus ou les communes de la périphérie lavalloise, qui connait le plus grand changement. Il s'agit d'un durcissement des conditions de réservations déjà existantes, à consulter ici.

 

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