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Mobilité : le covoiturage vraie solution de transport ?

Covoiturage ici, taxi brousse ailleurs, versions différentes de la mise en commun de celui qui a des places libres dans sa voiture avec ceux qui cherchent un trajet ! / © Leonora Enking / flickr
Covoiturage ici, taxi brousse ailleurs, versions différentes de la mise en commun de celui qui a des places libres dans sa voiture avec ceux qui cherchent un trajet ! / © Leonora Enking / flickr

Les sites de covoiturage mettent en relation des conducteurs qui voyagent avec des places libres dans leur véhicule, avec des passagers recherchant un trajet, moyennant une participation financière, ils ont pour nom Blablacar, Covoiturage-libre, iDvroom, ou encore le gratuit Laroueverte !

Par Christophe Turgis

Le covoiturage n'est pas une idée d'aujourd'hui, de tous temps des personnes se sont réunies pour occuper au mieux un véhicule sur un trajet donné. C'est même ainsi que sont nées les premières compagnies de transports au 19ème siècle avec les voitures de louage. Si on a un tant soi peu voyagé en Afrique on a forcément prix un taxi brousse !

Ce qui est nouveau, c'est le retour de ce mode de voyage par la mise en relation de ceux qui offrent des places sur un trajet donné à ceux qui en recherchent en utilisant une app numérique depuis un simple smartphone. La plupart des sites d'organisation de covoiturage prélèvent une commission. Toutefois on trouve des sites comme larouverte.com qui ne e font pas. Laissant les covoitureurs décider du montant de la transaction.


Une participation au frais, pas du bénef !

En France, s'il peut y avoir une participation financière au trajet, le conducteur ne peut pas être rémunéré. Ce serait concurrencer les activités marchandes de transports publics ou privés. Le conducteur ne doit donc pas faire de bénéfices ! 

En France la pratique du covoiturage n'est pas d'un usage répandu. Environ 1% des trajets sont effectués de cette manière. Toutefois, outre les acteurs de l'économie numérique qui ont les premiers flairé la bonne affaire, on trouve en même temps des sites de covoiturage locaux à l'initiative des Conseils Généraux par exemple. Dans les zones rurales, cette forme d'organisation "libre" de la mobilité leur évite d'avoir à organiser, et donc à financer, un service public de transports des voyageurs...


Moins cher, mais quid de la fiabilité ?

Le covoiturage comme réponse au prix des transports collectifs jugés trop chers ? C'est souvent le cas, les lycéens, les étudiants sont souvent les premiers utilisateurs de cette forme d'auto-stop moderne. On va souvent plus vite et pour moins cher de Lannion à Nantes en covoiturage que par le train par exemple. Mais, comment fait-on si on ne trouve pas le conducteur et la voiture qui fait le trajet dans le bon sens au bon moment ? On passe son weekend sur place ! Au risque de l'ennui ! Ou on reprend le TER du service public...

Car la question soulevée par le covoiturage est bien celle là, séduisant pour les urbains mobiles, qui vont d'un grand centre urbain à un autre, le covoiturage trouve vite ses limites dès qu'on veut partir et se rendre d'un secteur rural à un autre en dehors des trajets réguliers et prévisibles domicile-travail.