Éolien offshore : les collectivités ligériennes inquiètes d'une annulation des projets

© IP3 PRESS/MAXPPP
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Les agglomérations de Saint-Nazaire et de Nantes, ainsi que le conseil départemental de Loire-Atlantique, s'associent pour demander le maintien des projets de parcs éoliens offshore, au large de Saint-Nazaire et de l'île d'Yeu.

Par Simon Auffret

"Cette menace pèse évidemment sur une filière naissante, qui a justement vu le jour grâce au lancement de ces projets". Une phrase, dans un communiqué, pour souligner toute l'inquiétude des collectivités locales ligériennes face à un amendement déposé par le gouvernement au projet de loi "Etat au service d'une société de confiance".

Actuellement en première lecture au Sénat, celui ci propose de renégocier, voire d'annuler, six projets de parcs éoliens offshore, du Tréport en passant par Saint-Nazaire, jusqu'aux côtes vendéennes.

Éolien offshore : un amendement du gouvernement remet en cause six projets de parcs

Un amendement déposé par l'exécutif au Sénat ouvre la voie à une renégociation de six projets de parcs éoliens offshore, sur la façade atlantique et dans la Manche. L'annonce inquiète les industriels de la filière, déjà engagés dans le développement des parcs.


"L’abandon du parc de Saint-Nazaire serait une nouvelle remise en cause du travail réalisé localement pour notre développement et notre attractivité", expliquent dans un communiqué commun Philippe Grosvalet, président du Département de Loire-Atlantique, Johanna Rolland, présidente de Nantes Métropole, et David Samzun, président de la Carene, Tous trois semblent peu convaincus par les arguments de coût - l'éolien serait aujourd'hui moins cher qu'au moment des appels d'offres de ces projets - et de technologie - plus avancée - mis en avant par le gouvernement.

L'inquiétude est semblable chez les sénateurs socialistes de Loire-Atlantique. Yannick Vaugrenard s'est fendu d'une lettre au ministre de l'économie et des finances, Bruno Le Maire. En cas de relance d'une procédure d'appel d'offre, "ce sont plusieurs années qui seraient alors nécessaires avec le risque de voir resurgir dans 5 ans les mêmes arguments que ceux invoqués aujourd’hui sur les progrès technologiques", note le sénateur. 

"Si cet amendement s’avérait un amendement d’opportunité afin de faire pression, dans les négociations globales avec EDF, dites-le-nous, mais c’est jouer avec le feu, sans en mesurer les conséquences qui pourraient être très lourdes pour notre territoire."

Mardi, la commission spéciale chargée de ce projet de loi au Sénat a émis un avis défavorable quant à cet amendement. Prochaine étape le 22 mars devant l'ensemble des sénateurs - en cas de refus, l'initiative pourrait tout de même être réitérée devant l'assemblée nationale.

 

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