Au Pouliguen et au Croisic, l'érosion du trait de côte fragilise la roche granitique

8 centimètres, c'est la distance gagnée chaque année par les océans sur les falaises de Loire-Atlantique avec parfois des éboulements. Dernier exemple en date au Pouliguen, touché par le passage de la tempête Bella en début d'année. Un secteur loin d'être le seul à être fragiisé.

Des kilomètres de côte sauvage bordée de plages et de criques très appréciées des promeneurs et des randonneurs
Des kilomètres de côte sauvage bordée de plages et de criques très appréciées des promeneurs et des randonneurs © France Televisions

Des kilomètres de côte sauvage bordée de plages et de criques très appréciées des promeneurs et des randonneurs... Mais depuis le 1er janvier et le passage de la tempête Bella, l'accès à la plage au nom évocateur de Tahiti est condamné.

"Ici on a eu une érosion du littoral qui a provoqué l'effondrement, l'éboulement de l'ensemble de la falaise, y compris le petit escalier qui s'y trouvait" explique Guillaume Buchaniek, directeur des services techniques de la ville du Pouliguen.

La roche granitique fragilisée par les infiltrations pluviales menace encore de s'effriter.
Tahiti est une plage très fréquentée l'été pour son eau transparente et son sable blanc. Son accès est interdit pour une durée illimitée.

En cause, le recul du trait de côte, l'avancée de la mer sur l'espace continental.

Des kilomètres de côte sauvage bordée de plages et de criques très appréciées des promeneurs et des randonneurs
Des kilomètres de côte sauvage bordée de plages et de criques très appréciées des promeneurs et des randonneurs © France Televisions

"Entre ces écoulements d'eau de pluie qui viennent fragiliser la roche, entre l'érosion naturelle, entre les remontées du niveau des eaux, les changements climatiques et les phénomènes de tempête, tout se cumule pour accélérer ce phénomène d'érosion et d'éboulement" explique Norbert Samama, maire du Pouliguen, "il faut absolument que cette stratégie locale vis à vis du traitement du trait de côte, avec un plan d'action, soit mis sur pied dans les deux années qui viennent".

Le phénomène touche l'ensemble des communes du littoral. A quelques kilomètres de là, la commune de Batz-sur-Mer vient d'interdire l'accès à une portion de près de 300 mètres du sentier côtier sans perspective de réouverture avant plusieurs mois.

"On est assez inquiets sur cette zone, c'est la raison pour laquelle on a décidé de fermer cette partie de côte, dit Michel Kerdoncuff, adjoint au maire de Batz-sur-Mer en charge des finances,   c'est une mesure de prévention vis-à-vis des riverains, des touristes qui fréquentent abondamment cette partie de côte" .

Des travaux de consolidation de grande ampleur ne pourront être entrepris sans le soutien des collectivités locales et de l'Etat  Des partenaires indispensables aux communes du littoral pour lutter contre l'érosion du traitc de côte.

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