Baie de la Baule : opération prévention, les affaires maritimes veillent au respect de la sécurité en mer

Chaque été, les affaires maritimes organisent des contrôles dans la baie de la Baule, pour inciter les plaisanciers et les pratiquants de sports nautiques à respecter les règles. Ce jeudi, une quarantaine d’agents sont intervenus sur l’eau pour faire de la prévention.
 
Jusqu'à fin août, les Affaires maritimes vont organiser des opérations de contrôle dans la baie de la Baule
Jusqu'à fin août, les Affaires maritimes vont organiser des opérations de contrôle dans la baie de la Baule © Myriam N'Guénor , France Télévisons
Voiliers, bateaux à moteur, kitesurfs, jets ski ,paddle, kayak…..  avec le beau temps, la baie de La Baule concentre des centaines d’embarcations. Toutes doivent cohabiter, ce qui n’est pas toujours facile.
 

Expérimentation d'une bande tampon de 100 mètres de large 

Cette année, les Affaires maritimes de la Loire-Atlantique innovent. Elles ont modifié la réglementation, afin de créer une bande tampon de 100 mètres de large, sorte de sas, entre les zones de baignade et la zone du large réservée aux bateaux à moteur.

Ici, la vitesse est limitée à 20km/heure. Cette zone expérimentale est réservée aux activités comme le paddle, le kayak ou les petits dériveurs, pour éviter les accidents. Cette expérimentation de bande tampon existe déjà dans la baie des Sables-d’Olonne en Vendée.

 

Limiter les accidents


Ce changement de règlementation fait suite à une table ronde cet hiver réunissant les loueurs, les clubs nautiques, la SNSM, sur la sécurité nautique dans la baie de La Baule.  En effet, l’été dernier, plusieurs accidents ont marqué les esprits : une jeune fille de 15 ans avait perdu la vie en faisant de la bouée tractée, et un catamaran et un jet ski étaient entrés en collision. Plus tôt dans la saison, deux jets ski s’étaient percutés à vive allure. Ce jeudi, les Affaires Maritimes sont en mer pour une opération de contrôle axée sur la vitesse, les équipements de sécurité et les brassières. Dès la sortie du chenal du port de Pornichet, un plaisancier se fait arrêter. Les gendarmes de la mer ont l’œil, il est en excès de vitesse. Il dépasse les 5 km/heure autorisés avec son bateau à moteur.
Les Affaires maritimes contrôlant les plaisanciers en baie de La Baule, le 16 juillet 2020
Les Affaires maritimes contrôlant les plaisanciers en baie de La Baule, le 16 juillet 2020 © France Televisions - Myriam N'Guenor
 

Le danger des excès de vitesse en mer 

Quelques minutes plus tard, un loueur de bouée tractée se fait contrôler. Il lui manque des éléments de sécurité. "Vous avez huit jours pour vous mettre aux normes. Après ce sera un pv !", lui indique l’agent des Affaires Maritimes.

A pleine vitesse, un bateau tracte une personne faisant du ski nautique. Les gendarmes de la mer font sonner leur corne de brume pour l’intercepter. «"Où est la flamme orange ?  Accrochée au bateau, elle permet d’indiquer que la navigation tracte quelqu’un". Penaud, le pilote du bateau ne peut présenter son permis, resté à quai dans son portefeuille. Du coup, son épouse a dû prendre la barre pour la suite de la journée ski nautique.
 


20 suspensions de permis bateau par an 

Les excès de vitesse et la mise en danger des personnes, dans la bande des 300 mètres, sont les principales infractions constatées. Et ça peut coûter cher. Suspension du permis, et convocation au tribunal de Brest avec des amendes qui peuvent s'élever à plusieurs milliers d'euros. Chaque année, en moyenne, 20 suspensions sont prononcées pour des durées comprises entre 15 jours et 1 an. 

Ce jeudi, au total, 81contrôles ont été effectués dans la journée. 21 infractions ont été relevées, mais seulement 4 ont donné lieu à des contraventions.

Les affaires maritimes disent vouloir accentuer les contrôles un jour sur deux dans la baie de La Baule jusqu’à la fin du mois d’août.


Les numéros d'urgence en mer : le Cross ETEL au 196 ou sur le canal VHF 16
 
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