Lac de Grand-Lieu, près de Nantes : recherche de cyanobactéries après la mort d'un chien

Un chien est mort le week-end dernier après s’être baigné au lac de Grand-Lieu, au sud de Nantes. Il pourrait avoir été intoxiqué par des cyanobactéries. Des prélèvements vont être effectués par l’ARS, à la demande de la mairie.

Cyanobactéries en Loire, à hauteur du Ponts-de-Cé, en Maine-et-Loire, août 2020
Cyanobactéries en Loire, à hauteur du Ponts-de-Cé, en Maine-et-Loire, août 2020 © France 3 Pays de la Loire

Après le décès suspect d’un chien en fin de semaine dernière, la clinique vétérinaire a alerté la mairie de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu, par mesure de précaution. L’animal a présenté des symptômes d’intoxication après s’être baigné dans la Boulogne, des symptômes similaires à ceux observés lors d’intoxication par des cyanobactéries.

Cette suspicion, même si elle n’est pas avérée, a motivé le maire de la commune à demander des analyses complémentaires à l’Agence Régionale de Santé. Par précaution, des prélèvements vont donc être effectués dans les eaux de la Boulogne.

"Les baignades sont interdites sur le plan d’eau et sur la rivière, par arrêté municipal, pour les hommes et les animaux", rappelle d'ailleurs Stephan Beaugé, le maire de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu.

 

Les cyanobactéries, des organismes complexes

Sur cette vaste zone humide au sud-ouest de Nantes, "on retrouve des cyanobactéries tout au long de l’année", précise François Charruaud, directeur du Syndicat du bassin versant de Grand-Lieu. "Normalement, elle apparaissent plus tard, lorsque les températures augmentent. Actuellement, il n’y a pas de développement important, il n’y a pas de bloom, cette couleur vert fluo, caractéristique", souligne-t-il.

Potentiellement toxiques, ces micro organismes se développent dans les plans d'eau et les rivières. Les cyanobactéries prolifèrent particulièrement, lors de pics de chaleur, provoquant régulièrement des interdictions de baignades et malheureusement le décès d'animaux.

"Nous n'avons pas remarqué de pics de cyanobactéries lors des derniers relevés", explique Jean-Marc Gillier, directeur de la Réserve naturelle nationale du lac de Grand-Lieu. Des mesures des taux de chlorophylle y sont effectuées toutes les trois semaines sur une dizaine de points du lac. "Mais il faut rester prudent", souligne le directeur de la Réserve naturelle, "les cyanobactéries sont des organismes complexes, certaines produisent des toxines, d’autres pas".

Il n’exclut pas qu’en raison de la faible pluviométrie ces deux derniers mois, que "le chien soit tombé sur une poche d’eau stagnante qui se soit réchauffée entrainant le développement de cyanobactéries".

La prudence reste donc de mise lors des promenades au lac de Grand-Lieu et à proximité.

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